La mise aux normes des établissements hôteliers sera appliquée à Toliara. Cinq hôtels sont ainsi dans le collimateur des autorités et risquent la fermeture.

Des hôtels informels de Toliara sommés de fermer. Des missions conjointes du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme et de l’Office national du tourisme (ONTM) ont abouti à la notification de fermeture de quelques établissements à Toliara et ses environs. Cinq hôtels sont aujourd’hui menacés de fermeture provisoire pour des raisons administratives et pour non paiement des vignettes touristiques.
«Les contrôles que nous avons effectués portaient sur le volet administratif et sur le paiement des vignettes touristiques», confirme Marcel Rakotoseheno, directeur général du tourisme auprès du ministère de l’Environnement, des eaux et forêts et du tourisme. «Ces hôtels sont, soit en infraction par rapport à l’administration, soit ne se sont pas acquittés de leur part de taxes de séjour», explique le directeur général.
Selon les informations fournies par la direction régionale du tourisme, les établissements concernés ne sont pas encore notifiés de cette décision. «Le processus est déjà en cours et nous attendons la décision de la direction générale pour la notification», explique Mike Andriamahafaly, directeur régional du tourisme du Sud-Ouest.
Normalisation du tourisme
Plusieurs hôtels sont aussi en situation irrégulière actuellement dans la région du Sud-Ouest. Seize hôtels doivent régulariser leur situation vis-à-vis de l’administration centrale, concernant les vignettes touristiques ou les taxes de séjour. Le ministère et l’ONTM ont, en tout, contrôlé 242 établissements dans tout Madagascar durant le second semestre 2007. La prochaine mission de contrôle se fera d’ailleurs au mois de juin de cette année.
Aucun nom des hôtels concernés par les avertissements n’a été divulgué par le ministère du Tourisme. D’après Marcel Rakotoseheno, cette décision s’insère dans le cadre de la norma- lisation des établissements touristiques. Le but étant d’assainir le secteur, en vue d’une amélioration de la prestation et de la qualité de l’accueil dans les établissements touristiques de Madagascar.
L’éternel problème reste la défaillance de la capacité d’accueil, tant sur la qualité que sur la quantité. L’insuffisance d’établissements aux normes devra être le défi majeur à relever par les autorités. Les prestations par rapport aux classements ne sont pas toujours respectées et la notion d’hygiène demeure un sujet délicat. «Nous devons faire respecter les normes pour un tourisme de qualité», conclut le directeur général du tourisme.
Mémoire de défense
Selon le code du tourisme, l’avertissement est la première étape de la procédure de sanction pour les hôteliers en infraction. Ces derniers disposent ensuite d’un délai de huit jours pour déposer un document, appelé «mémoire de défense». Ce dossier spécifie la manière et les actions que l’intéressé compte entreprendre pour éviter la fermeture.
Il peut, par exemple, comprendre un plan d’investissement ou de formation pour le personnel. Selon le contenu de ce mémoire de défense, un délai variable selon le cas, est ensuite imposé à l’hôtel en situation irrégulière, pour sa mise en œuvre.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3988 du 23-04-2008