Le taux d’occupation des établissements hôteliers de la Capitale s’est nettement amélioré, depuis ces derniers temps. L’arrivée progressive des investisseurs étrangers en constitue le principal facteur. Au mois de mars dernier, le taux d’occupation était de 60 %, un taux assez réduit par rapport à celui de Toamasina qui s’affiche à 85 %. Actuellement, l’hôtel Carlton affiche complet. Ce taux a atteint les 105 %. « Les petits salons ont été même transformés en chambre à coucher pour accueillir ces hommes d’affaire », confie un responsable auprès de l’hôtel. À Mahajanga, les hôteliers sont quelque peu pénalisés par la persistance des délestages. « À Antsirabe, les sites touristiques nécessitent des travaux de mise en valeur pour attirer les touristes et augmenter le nombre de leurs nuitées », souligne une responsable auprès de la Fédération des Hôteliers et des Restaurateurs de Madagascar (FHORM) de Vakinankaratra.

  • Coupe du Monde

Ces chiffres indiquent que le nombre des infrastructures d’accueil reste encore insuffisant. Même en basse saison. A l’occasion du sommet des chefs d’Etats de l’Union Africaine en juillet 2009, 3000 chambres environ sont à prévoir si actuellement 1000 chambres sont disponibles. Face à cette situation, une mesure incitative, notamment l’exonération des taxes à l’importation, a été prise pour encourager les opérateurs à ériger des hôtels de 4 et 3 étoiles. Cependant, cette initiative arrive trop tard. Faute de temps, très peu d’opérateurs ont pu en bénéficier. Seulement deux ou trois constructions sont achevées, d’autres n’ont même pas débuté. Selon, le président de la FHORM, Eric Kohler, cette mesure aurait du s’adresser à tous les opérateurs du secteur, même les plus petits. Ce qui permettra en conséquence, l’extension des hôtels existants et, au moins, l’amélioration du parc. « L’organisation de la Coupe de monde 2010 en Afrique du Sud, un pays voisin, doit profiter à Madagascar », espère le même responsable, hier lors d’un reboisement à Imerintsiatosika où 500 plants de Ravintsara ont été mis en terre. « Il faut que l’île rouge redevienne l’Eldorado de la nature mondiale. » Suggère Eric Kohler.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 19 avril 2008