Températures en hausse, «Fahavaratra» plus court,  sécheresse plus rude, cyclones plus intenses

Les températures, surtout les minimales, à Madagascar, connaîtront une hausse entre 1°C à 2,6°C par rapport aux situations entre1961 et 1990,  vers 2050. L’augmentation sera plus importante dans le Sud avec une tendance allant de 1,6°C à 2,6°C. Elle se situera, par contre, entre 1,1°C et 1,8°C le long des régions côtières et entre 1,3°C et 2,5°C sur le reste du pays. Ces variations positives des températures sont parmi les conséquences du réchauffement climatique dans le pays d’après la brochure sur « le changement climatique à Madagascar ». Ce document, élaboré par la Direction générale de la météorologie, en collaboration avec l’université de Cape Town et grâce au soutien financier de la Banque Mondiale, vient d’être présenté, hier à Anosy.

  3 à 4 par saison

 Depuis ces dernières années, les « Fahavaratra » se sont raccourcis. Les pluies, par contre, sont de plus en plus intenses, surtout dans la partie Nord du pays. La pluviométrie est, par contre, en baisse, particulièrement dans le Centre-est, le Sud-est de juillet en septembre. En outre, les séquences sèches s’allongent notamment sur les Hautes Terres et la Côte Est. Et ces tendances seront même accentuées vers 2055, selon toujours les résultats de ces études.

A cause du réchauffement climatique, les cyclones tropicaux, pour leur part, ont doublé d’intensité ces derniers temps. Ce sera encore le cas dans les prochaines années. Fortes inondations et grands dégâts seront ainsi à prévoir. Toutefois, le nombre des météores qui vont affecter la Grande Ile ne variera pas trop. On en comptera 3 à 4 par saison cyclonique.

Préparer l’avenir

 Les conséquences négatives du changement climatique sur le développement sont énormes. Les saisons culturales seront perturbées. La santé humaine se dégradera, surtout celle des enfants et des personnes âgées. Les sources et les réserves d’eau se tariront,… « Le changement climatique est un phénomène naturel. Nous ne pouvons pas le changer. Pourtant, nous pouvons agir pour le mettre à notre avantage. D’où, l’importance des informations et des prévisions météorologiques. Elles vont nous permettre de dresser des politiques et des stratégies d’adaptation », souligne Roland Randriamampionona, ministre des Travaux Publics et de la Météorologie. Mais pour accomplir au mieux sa noble et ô combien vitale mission de fourniture de données météorologies, la Direction Générale de la météorologie n’a pas manqué de réitérer la nécessité de renforcer ses moyens. Pour cette Direction, en effet, « l’observation de notre planète sert à préparer l’avenir ! ».

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7500 du 10 avril 2008