« Madagascar figure parmi les pays les plus stables du monde en terme de sécurité civile, donc un pays qui avance en terme de développement local. Car l’on ne peut pas parler de développement sans sécurité. » C’est en ces termes que s’est félicité le premier ministre et ministre de l’Intérieur, Charles Rabemananjara hier lorsqu’il a fait un exposé devant les étudiants en communication du Département Interdisciplinaire de Formation Professionnelle dans une amphi de l’université. Il a comparé Antananarivo à plusieurs grandes villes dont Johannesburg en Afrique du Sud et Washington des États-Unis où, selon lui, l’on recense dans le premier pays comme dans le second un crime par minute. Ce qui lui a permis de confirmer que le développement local est sur la bonne voie à Madagascar, par la progression de la décentralisation qui s’annonce certaine.

Les crimes dont entre autres « tuer son prochain » ne se passent pas souvent à Madagascar certes. Cependant, si l’on se réfère au vol de téléphone portable dans les lieux publics ou bon nombre de citoyens sortent souvent victimes, au pick-pocket qui fait du ravage dans les bus, aux escroqueries sous toutes les formes qui gagnent de plus en plus d’ampleur dans la société, aux multiples cas de viol, au détournement de mineur ou à l’attentat à la pudeur, aux vols, aux divers actes de banditisme, aux lois des plus forts, à la vente et à la consommation des drogues ou l’alcoolisme qui sont à l’origine de plusieurs autres crimes, l’on peut déduire que la sécurité dans la Grande Ile n’est plus qu’un vain mot. Ces cas qui se font souvent entendre au tribunal d’Antananarivo comme dans les autres ex-provinces, et qui font couler beaucoup d’encre dans plusieurs journaux sont des réalités que vivent les Malgaches.

Extrait Madagascar Tribune – jeudi 27 mars 2008