La destination Madagascar enregistre une concurrence effrénée des compagnies aériennes. Cela s’explique par l’ouverture de l’espace aérien malgache.
Le ciel malgache connaît un certain engouement. Avec l’effectivité de l’open sky, plusieurs transporteurs aériens s’intéressent à la destination Madagascar. Outre Air Madagascar, plus d’une dizaine de compagnies étrangères opèrent en vol régulier vers la Grande île.
Dans la liste figurent Air France KLM, Corsairfly, Air Austral, Air Mauritius, Thai Air Ways, Comores Aviations, Air Italy, Blue Panorama et South Africa Airlink.
D’autres compagnies effectuent des vols à la demande, comme Aéromarine, Air Hôtel, Hazovato, HFF Travel Airways, Services et transports aériens, Sun and Sea, Madagascar flying service, Madagascar hélicoptère et Malagasy Airlines.
Performance
Cette frénésie s’explique surtout par le boom du tourisme. L’augmentation du nombre des visiteurs depuis quelques années justifie cet enthousisame des transporteurs.
Le tourisme enregistre en moyenne une hausse annuelle de 12 %. En 2004, le nombre de touristes recensés aux frontières s’élevait à 220 000, contre près de 350 000 en 2007.
La compagnie nationale a transporté près de 650 000 voyageurs en 2007 sur les réseaux domestique et international.
Les autres compagnies affichent une performance moindre, Air France KLM et Corsairfly étant les concurrentes directes d’Air Madagascar. En 2007, Corsairfly a transporté environ 40 000 passagers sur la ligne Antananarivo-Paris.
Dans un certain sens, le transport aérien ne constituera plus une entrave au développement du tourisme. “Désormais, les touristes trouveront toujours un avion pour les transporter”, prévoit Henri Roger, vice-président du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (Go to Madagascar).
Aujourd’hui, le transport aérien apparaît comme un secteur à forte concurrence, justifiée par l’effervescence autour du tourisme. Ainsi, Air France KLM et Corsairfly augmenteront leurs fréquences de vol sur la France à partir du second semestre. Une compétitivité que la compagnie nationale ne peut pas suivre, pour le moment, faute d’avion.
 
Extrait l’Express  de Madagascar –   Edition n° 3961 du 20-03-2008