Air Madagascar exploite actuellement une quarantaine de destinations dont 25 lignes subventionnées par l’État.
Les vols sociaux constituent, en fait, un véritable boulet pour la compagnie natonale. «C’est un handicap pour la compétitivité de la compagnie», confie Olivier Rakotovazaha, ancien ministre des transports. Ils ne sont pas rentables et mobilisent les avions devant exploiter d’autres lignes.
En plus, l’État qui assure la subvention de ces vols, n’est pas toujours régulier dans le paiement.
Avec les vols sociaux derrière elle, Air Madagascar ne peut plus entrer en compétition convenablement avec les autres compagnies à vocation essentiellement commerciale. Elle effectue chaque semaine 18 vols long-courrier, 58 vols régionaux et plus de 200 vols intérieurs.
L’open sky résoudrait ce problème d’Air Madagascar. La décision des autorités malgaches d’ouvrir l’espace aérien du pays à la concurrence pourrait contribuer au désenclavement des régions reculées.
Monopole
De nouvelles compagnies peuvent exploiter les liaisons avec ces localités, éventuellement avec la contribution de l’Etat malgache. Il leur faudra seulement connaître et se plier aux réglementations de l’Aviation civile de Madagascar.
Air Madagascar détient encore le monopole absolu des liaisons intérieures. Quelques compagnies se sont lancées dans l’aventure avec plus ou moins de succès.
L’ouverture de l’espace aérien aux autres compagnies de transport se présente comme la seule issue de sortie pour désenclaver les régions desservies par les vols sociaux.
Lors de l’annonce de cette ouverture, les dirigeants d’Air Madagascar ont déjà sollicité les compagnies intéressées d’exploiter les lignes sociales. « Nous ne nous opposons pas à la concurrence, nous voudrions que les autres exploitent aussi les lignes qui ne rapportent pas », souhaite le président du conseil d’administration Heriniaina Razafimahefa.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3961 du 20-03-2008