Les risques commerciaux ont diminué à Madagascar. S’ils ont été évalués à plus de 4% entre 2001 et 2003, ils ont baissé et ne sont plus qu’à 2% actuellement. La baisse de ces risques traduit la confiance que peuvent accorder à Madagascar les investisseurs étrangers. Car les facteurs qui entraînent sa fluctuation sont la stabilité politique et économique du pays. Bien que Madagascar ne se situe pas au même rang que les îles sœurs telles que l’île Maurice et la Réunion sur ce taux, la distance n’est pas loin, selon Philippe Callier de la direction de la Production de la Bni. Ce qui est synonyme de la possibilité de la venue des investisseurs qui exigent une stabilité et à moindre mesure de l’ordre avant de venir. Il a également mentionné que la réglementation des changes a connu une évolution à Madagascar. L’on peut citer entre autres, les formalités de domiciliation bancaire allégées, la dispense du label Sgs ( Société générale de surveillance ) sur les factures commerciales, l’augmentation des pourcentages concernant les acomptes à l’importation, 50% pour les biens d’équipement et 30% pour les autres biens, et l’extension du délai de rapatriement à l’export de 90 à 180 jours.

Les principaux taux ont positivement évolué

Le taux de croissance a augmenté de 1,9 % si l’on compare 2007 à 2006. Autrement dit, de 4,7% à 6,30%. En ce qui concerne l’inflation, il a diminué de 2,6%, selon encore les données dont la source provient de la Banque Centrale de Madagascar (Bcm). De 10,8% à 8,2%. Et le taux directeur a baissé de 16% à 12%. Et le taux de bancarisation de la population en 2007 est de 3%. Le contexte actuel, selon encore la Bcm, mentionne que Madagascar est un pays qui se libéralise et qui se modernise. Le marché interbancaire de devise est en continu depuis 2004. Puis, les grands projets miniers tels que Dynatec, Sheritt et Qmm ont fait du bien au monde de l’économie. Outre l’amélioration du système de règlement des droits de douane via le réseau informatique TradeNet, il y a le développement de la démarche qualité ou la certification Iso de plusieurs entreprises, la modernisation, la rénovation.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 15 mars 2008