Le tourisme se trouve à la croisée des chemins. Les échéances sur les grands rendez-vous politiques incitent les autorités à encourager les investissements.
Des mesures incitatives pour la construction de nouveaux établissements hôteliers. L’état fait un appel à ceux qui désirent construire ou réhabiliter des hôtels aux normes internationales, affichant au moins trois étoiles. Il s’agit de les réaliser avant le sommet des chefs d’Etat qui se tiendra
à Madagascar au mois de juillet 2009.
Des dispositions de facilitation et d’incitation sont mises en place dans ce sens. Les matériaux de construction et les équipements de l’établissement seront exonérés de droits de douane. Une manière d’encourager des investissements qui tardent encore à affluer à Madagascar.
Des conditionnalités seront toutefois imposées aux porteurs de projets. « Il est nécessaire que l’hôtel soit opérationnel au mois de juin 2009 », avance Prega Ramsamy, chief executive officer de l’Economic development board of Madagascar (EDBM).
Cadre incitatif
Un guichet unique sera ouvert au sein même de cette entité pour recevoir et traiter les demandes provenant des opérateurs. « Près de 2 000 délégués débarqueront lors du sommet des chefs d’Etat », explique Prega Ramsamy. La capitale compte actuellement environ 2 000 lits disponibles, toutes catégories confondues. Dans cet ensemble, le pourcentage des hôtels de plus de trois étoiles reste très bas.
Le chief executive officer de l’EDBM reconnaît également que de telles initiatives doivent être pérennisées.
« Le secteur du tourisme devra bénéficier dans un avenir proche d’un environnement favorable à son épanouissement », avoue-t-il.
« Des concertations avec les opérateurs privés se tiendront en vue d’améliorer la capacité d’accueil mais aussi toutes les infrastructures en général », poursuit-il. L’EDBM a déja avancé que le secteur tourisme aura besoin de quelque 24 000 nouvelles chambres pour satisfaire la demande de quelque 500 000 visiteurs prévus par le Madagascar action plan (Map) à l’horizon 2012.
Face aux évolutions de ce secteur dans le pays, le ministère du Tourisme s’est lancé dans la restructuration de l’environnement des investissements, afin de le rendre plus attractif. L’instauration d’un cadre reglémentaire clair et incitatif devient un impératif pour le secteur du tourisme.
« C’est une des raisons de la non-affluence des investisseurs pour cette branche d’activité », révèle Eric Koller, président de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM). La facilitation des procédures d’ouverture d’établissements touristiques fait partie des grands changements qui figureront dans la réforme des textes.
L’annulation de l’avis préalable, l’allègement du dossier de demande d’ouverture ou encore la réduction des délais d’octroi seront autant d’innovations améliorant le climat des affaires.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3949 du 06-03-2008