Air Madagascar signe un accord de partage de code avec Corsairfly. Une solution temporaire en attendant de remplacer le Boeing 767-300 en fin de contrat.
Corsairfly à la rescousse d’Air Madagascar. Christophe Leloup, directeur commercial de Corsairfly et Klaus Oschlies, directeur général d’Air Madagascar, signent un accord de partenariat visant officiellement à renforcer leur compétitivité commerciale.
Dans la pratique, les deux compagnies s’engagent à un partage de code dont le but est de pallier à l’insuffisance d’appareils au sein de la compagnie malgache. L’un des Boeing 767-300 utilisé par la compagnie nationale malgache pour les vols long courrier, devra quitter la flotte vers la fin du mois de mars pour cause de fin de contrat de location. Une cessation qui a mis la société dans une situation embarrassante.
Air Madagascar pourra alors, à partir du mois de mai, recourir au service d’un appareil de Corsairfly pour un vol supplémentaire vers la capitale française, la compagnie Corsairfly étant la seule compagnie à avoir un avion disponible pour cette saison. Le vol, prévu tous les mardis, effectuera durant le mois de mai, une escale à Marseille.
A partir du mois de juin, la liaison se fera directement entre Antananarivo et Paris. Selon les informations recueillies auprès de la compagnie, il s’agit seulement d’une solution temporaire. Air Madagascar continue de chercher un avion qui volera sous ses couleurs. Toutefois, Air Madagascar devra réorganiser ses plans de vol pour pouvoir assurer la liaison avec toutes les destinations.
Concurrence ardue
Les vols sur la ville italienne, Milan, subissent des bouleversements à cause de cette fin de contrat de l’un des Boeings. La liaison avec Milan est pour le moment suspendue en raison d’une basse saison très marquée. «La reprise se fera dès que le volume de trafic l’exigera», affirme une source auprès de la compagnie. Les autres vols long courrier restent opérationnels.
Air Madagascar maintient toujours son vol hebdomadaire sur Bangkok qui reste son seul point d’entrée en Asie.
Le secteur tourisme accueille plutôt favorablement la nouvelle. «C’est une bonne chose pour notre secteur du moment qu’il y a des sièges supplémentaires», se réjouit Henri Roger, vice-président stratégie du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (GOTO Madagascar). «C’est une solution classique et intelligente dans une telle circonstance», commente-t-il.
«Corsairfly affiche, aujourd’hui, un bon rapport qualité/prix», révèle-t-il en espérant que le partenariat sera tout aussi bénéfique pour la compagnie nationale. La reprogrammation des vols de la compagnie ne joue pourtant pas en sa faveur, dans le contexte actuel. Avec le boom du secteur tourisme, les autres transporteurs annoncent une concurrence plus ardue.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3942 du 27-02-2008