Le cyclone Ivan a gravement touché les villes et villages touristiques sur la côte est du pays. Des hôtels qui figurent parmi les fleurons du tourisme local et national sont endommagés.
Le tourisme en prend un sérieux coup dans le faritany de Toamasina. Après le passage du cyclone Ivan, tous les hôtels situés sur d’importants sites touristiques comme Foulpointe, Mahambo et Fénérive-est ont subi des dégâts matériels considérables. L’office régional du tourisme de Toamasina (ORTT) évalue à 80% la destruction. De nombreux établissements, fleurons du tourisme local et national, ont perdu la presque totalité de leurs bungalows.
«La forte vague qui a atteint deux mètres a tout ravagé sur son passage. Les constructions n’ont pu résister mais les hôteliers sont déjà à pied d’oeuvre pour la reconstruction. Ils lancent le défi de tout remettre en état pour les vacances de Pâques», déclare Ludovic Razafindramazana Chan, directeur éxécutif de l’ORTT.
A Foulpointe, à 60 kilomètres à l’est de Toamasina, de grands établissements hôteliers sont gravement touchés. Le Manda Beach hôtel par exemple, n’a plus qu’un seul bungalow intact sur la dizaine de bungalows haut de gamme dont il disposait. Même chose pour l’hôtel «Le gentil pêcheur», situé également à Foulpointe.
En difficulté
A Fénérive-est, à 70 kilomètres de Foulpointe, les deux grands hôtels de la ville, le «Girofle beach» et l’hôtel La Rushia sont touchés. Le «Girofle beach» est entièrement détruit. Par contre, «l’hotel La Rushia lors de notre passage à Fénérive-est disposait encore de quelques bungalows fonctionnels et continue d’accueillir des clients», précise Ludovic Razafindramazana Chan.
Le tourisme du faritany de Toamasina se trouve ainsi en difficulté. Après la période difficile causée par l’apparition de l’arbovirose en 2006, la saison touristique 2007 était celle de la reprise. Les opérateurs parlent d’un taux de remplissage de plus de 70% et les plages de Foulpointe ont retrouvé l’animation qu’on leur avait connu.
«Cet optimisme nous encourage à relever le défi d’être prêts à accueillir les visiteurs durant les vacances de Pâques», lance un des propriétaires des hôtels sinistrés. Du côté du ministère du Tourisme, aucune mesure exceptionnelle pour l’instant, n’a été prise pour aider à la reconstruction de ces hôtels. Selon le ministre Harison Randriarimanana, la plupart d’entre eux ont souscrit à une assurance en prévision de ce genre de sinistre. «En tout cas, la réflexion au sein de mon département n’est pas encore arrivée à ce stade», affirme-t-il.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3941 du 26-02-2008