Le tourisme, une filière encore ouverte

La menace des nouveaux entrants dans le secteur tourisme dans la région Atsinanana est faible, compte tenu de la diversité et de l’immensité des patrimoines touristiques et culturels, le secteur tourisme de la région Atsinanana étant encore ouvert à d’autres opérateurs. C’est l’une des conclusions de l’étude de compétitivité des filières réalisées de l’Observatoire Malgache de l’Emploi et de la Formation professionnelle et entrepreneuriale (OMEF).

Vulgarisés

Les outils de l’OMEF, particulièrement des informations sur l’emploi et la formation, sont vulgarisés dernièrement au Grand Port pour la région Atsinanana. Cette région est parmi les trois premières destinations touristiques de Madagascar. D’entrée, une possibilité de réaliser une économie d’échelle est estimée croissante, vu le rendement et les activités assez avancées. La découverte de paysages, de cultures et de rites locaux, les vacances et l’écotourisme pour les étrangers, sont très satisfaisants, surtout  avec un accès facile aux sites, qui limite les dépenses. Seulement, l’insuffisance du personnel hôtelier qualifié est encore remarquée. Les normes ne sont pas suffisamment respectées et les infrastructures d’accueil sont encore insuffisantes. Enfin, le niveau de technologie utilisé est encore faible dans l’ensemble.

Protégé de la concurrence

Rares sont les hôtels dotés d’air conditionné et d’un accès à l’Internet. Ceux-ci sont surtout distingués dans les sites touristiques excentriques. Quoi qu’il en soit, les professionnels du tourisme ont assuré à eux seuls, toutes les activités liées directement ou indirectement au tourisme. Les performances doivent en tout cas être améliorées pour mieux rentabiliser cette forte potentialité touristique de la région Atsinanana. En ce qui concerne les touristes étrangers, les Français ont dominé avec 60% des visiteurs de Madagascar. Les Italiens ont formé le contingent le plus important suivant avec 12%, suivis des Américains (4,2%), des Suisses (2,9%), des Allemands (2,8%) et des Britanniques( 2,2%). Le tourisme apparaît comme protégé de la concurrence de substituts radicalement différents sur le marché international qui pourrait entraîner un basculement de la demande vers un autre produit. Seulement, il faudra diversifier les produits d’attraction au niveau des sites existants, renforcer opérationnellement les services de tourismes régionaux et améliorer la qualité des produits touristiques », avance l’étude de l’antenne de l’OMEF dans la région Atsinanana, avant de conclure que l’intensité de la rivalité entre les concurrents est faible, à cause du poids de la concurrence fort, des différenciations des produits fortes, du coût de changement des acheteurs fort, de la barrière à la sortie touristiques forte et des manœuvres stratégiques faibles.

Extrait Midi Madagasikara – Parution N° : 7464 du 26 février 2008