La journée réservée pour l’ouverture officielle de l’année des langues s’est déroulée comme prévu hier à l’académie malagasy (Tsimbazaza). Il y avait même une pensée pour les sinistrés du cyclone Ivan dans l’introduction de Juliette Ratsimandrava, directeur général du centre et de l’office pour la promotion de la langue malagache.

Parmi les différentes interventions , considérons celle du ministre de la Culture et de la Jeunesse, Patrick Ramiaramanana. Ses propos à l’académie nationale de Tsimbazaza résument l’importance de notre langue dans le contexte du développement. « Il est très important pour tous les malgaches d’avoir leur propre langue. C’est un point qui nous rapproche des grandes puissances, c’est-à-dire à notre avantage. Il est déplorable que certains foyers doivent encore se communiquer avec une langue qui n’est pas la nôtre. Récemment, le vocabulaire (dictionnaire français-malagasy de l’académie) vient d’être mis sur le marché pour permettre le développement. De toute façon, le président Ravalomanana a fait de la langue malgache son cheval de bataille. Le pouvoir appuie toujours les efforts de l’académie malgache », a-t-il dit à cette occasion.

La place de l’académie

Si l’on a consacré deux journées pour notre langue en 1993, un mois en 2002, on lui accorde toute une année en ce moment, c’est dire l’intérêt qu’on y porte. Il y eût différentes manières pour marquer l’ouverture officielle de l’année des langues le 21 février dernier. La première partie fut consacrée à la visite de la salle d’exposition où les officiels, les académiciens, les artistes parmi lesquels figurent notamment d’illustres personnages comme Dadagaby, Tsilavina Ralaindimby ou Hemerson, et les membres de la presse ont été conviés à faire d’amples connaissances sur l’histoire de l’académie malagasy depuis sa fondation le 23 janvier 1902. Pour les détails, sachons qu’elle compte actuellement quelque 280 membres. Durant plus de cent années d’existence, le premier Malagache connu pour la diriger fut élu en 1958 avec Ralarosy Radaody Harinaivo. Vers 1973, Césaire Rabenoro qui est docteur en pharmacie et à la fois magistrat fut le second malagache désigné pour conduire l’académie malagasy.

Depuis lors, on assiste à l’extension sinon à l’enrichissement de ses champs activités dans son statut de centre de recherches (linguistique, scientifique, technique, etc…).

Enfin, les invités d’hier à l’académie ont eu le privilège de savoir plus sur les locutions adverbiales malagasy grâce aux démonstrations faites par quelque enseignants chercheurs à l’université de Toliary et d’Antananarivo…

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 22 février 2008