La déclaration du Président de la République Marc Ravalomanana a été le signe tant attendu par tous les opérateurs du secteur du tourisme à Madagascar.

Tout le monde s’accorde en effet à dire que le secteur a bien besoin du "coup de pouce" de l’organisation du Sommet africain pour renouveler et ses infrastructures et ses compétences. Seulement tout le secteur a les yeux de Chimène vers les autorités gouvernementales pour accorder l’ultime atout vers son développement.

Dans ce contexte, le PCA de l’Ortana (Office Régional du tourisme d’Antananarivo), Gilbert Ramonjy Rabedaoro s’est fait le porte-parole de ses collègues de métier. A son avis, ce n’est pas la volonté qui manque. D’autant plus que ce n’est pas l’opérateur national qui est moins entreprenant que son concurrent venant de l’extérieur. La réalité est tout autre. L’expatrié, en atterrissant à Madagascar, bénéficie déjà de l’appui sinon de l’assise financière conséquent pour asseoir son "affaire". Tandis que le national hésite sinon rechigne à investir craignant de ne pouvoir rentrer dans ses dépenses en empruntant dans les conditions actuelles du coût de l’argent à Madagascar.

 "Coup de pouce"
Ce que le secteur national attend donc et espère après cette déclaration de principe du Chef de l’Etat une considération voire plus une poussée par le biais d’une facilitation financière de la part des autorités publiques.

Le Pca est catégorique, les opérateurs touristiques sont prêts. Ils ont l’expérience suffisante même pour implanter des infrastructures allant au-delà des 3 étoiles. Seulement, le secteur a besoin d’un coup de pouce de la part de l’Etat. Il suffit, de la part de l’administration centrale, de proposer un système de facilitation financier où peuvent puiser tous les opérateurs décidés à s’engager dans le défi de renouveler le parc hôtelier à Madagascar.

Est-il trop difficile suggère-t-on de la part des opérateurs touristiques d’instituer un système de prêt bancaire à taux préférentiel à tout investisseur dans le secteur. Même s’il fallait aller dans le sens du "favoritisme national". Un tel appui est des plus attendus par tout le secteur pour mieux se développer. Les chiffres enregistrés ces dernières années militent largement en faveur de ce "coup de pouce".

En 2006, le secteur enregistre 619 hôtels dûment recensés pour 391 chambres nouvellement créées contre 463 hôtels recensés en 2003. En 2007, 164 nouvelles enseignes sont enregistrées pour 1409 nouvelles chambres contribuant à 364.348 touristes hébergés pour une recette de l’ordre de 301 millions de dollars…

Extrait Le Quotidien de Madagascar – 06-02-2008