Riche de sa biodiversité, Madagascar attire de nombreux étrangers par l’écotourisme. D’ici 2012, la superficie des aires protégés sera triplée pour atteindre 6 millions d’hectares. Mais afin qu’ils contribuent davantage à la promotion du tourisme et à la croissance économique du pays, les infrastructures d’accueil seront construites à l’intérieur de ces aires protégés. Un projet pilote a été mis en œuvre au parc national d’Ankarafantsika dans le cadre du partenariat établi entre l’Association Nationale pour la Gestion des Aires protégées (Angap) et la coopération allemande. Il porte sur des travaux d’aménagement du site et de construction de 7 bungalows, six gîtes d’étape, un camping pour une centaine de tentes. Cinq soumissionnaires ont été retenus pour les offres techniques.

Gestion privée

Et, en 2008, une mise en concession sera conclue avec un opérateur privé qui se chargera de la gestion des infrastructures d’accueil. Un cahier de charge environnemental lui sera soumis, ainsi qu’un contrat sur le partage des bénéfices. Avec la SFI (Société Financière Internationale), des prospections ont été menées sur d’autres sites. Par ailleurs, un contrat de financement d’un montant de 7 millions d’euros, soit

Ar.18 298 350 000, a été signé mardi dernier entre la KFW (Kraditanstalt FÜr Wideraufbau), en tant que Banque de développement allemande, à l’égard des pays en développement, le Gouvernement de la République de Madagascar et l’Angap. Cette somme est destinée au financement du "Fonds d’Investissement pour le Réseau des Parcs Nationaux de Madagascar". Octroyée à titre de don non remboursable, elle sera utilisée en totalité par l’Angap jusqu’en décembre 2013 pour la conservation et la Valorisation des Ecosystèmes sensibles du réseau en coopération avec la population concernée.

Pour sa part, le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Tourisme, Harison Randriarimanana a annoncé lors de la cérémonie de signature que conserver les aires protégées ne signifie pas interdiction d’y pénétrer, mais d’en prendre soin. En d’autres termes, valoriser sans détruire.

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 14 décembre 2007