Gravement menacées

Nos Aires Marines Protégées (AMP) sont en proie à une véritable dégradation, due à une exploitation illicite, anarchique et également d’une mauvaise gestion. L’impact de la dégradation et la baisse spectaculaire des ressources marines et côtières occasionne d’importants manques à gagner si on ne cite en exemple que les crevettes, notre or rose ; nos pertes se chiffrent à 700 millions d’euros par an. Dès lors, prendre des mesures coercitives pour la conservation des écosystèmes et des ressources marines et côtières s’annonce plus qu’une nécessité. Les Aires Protégées Marines ont un rôle vital dans la mesure où elles contribuent grandement à soutenir nos stocks halieutiques, mais également à entretenir et valoriser aussi les ressources marines à travers des activités comme l’écotourisme.

Des mesures coercitives à prendre

Afin d’atteindre les objectifs de triplement des Aires Marines Protégées à Madagascar, un atelier de restitution sur les procédures et mécanismes de création des Aires Marines Protégées coorganisé par le ministère de l’Environnement et de la Pêche, avec la participation des ONG internationales (WWF) et nationales, des opérateurs privés s’est tenu au CNEAGR Nanisana hier.

Le principal objectif dudit atelier n’est pas seulement d’augmenter la superficie des AMP, mais surtout d’aboutir à des grandes orientations indispensables à la création des sites, les statégies et les plans d’actions pour la mise en œuvre des résolutions.

Cet atelier entre dans le contexte de décentralisation effective et d’une prise de responsabilité de tous les acteurs de développement. Les enjeux pour maintenir la qualité et la productivité des écosystèmes marins et côtiers sont multiples compte tenu des différentes utilités du domaine. Bref un atelier de plus.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 4 décembre 2007