La croissance de l’Afrique subsaharienne s’accélère selon le rapport de la Banque mondiale sur les Indicateurs 2007 du développement. Le taux était passé de 5, 2% en 2004 à 5,4% en 2006. Les pays exportateurs de pétrole et de minerais ont connu une croissance plus rapide et plus soutenue grâce à la hausse des prix. En 2005, 60,5% du total des investissements étrangers dans les pays d’Afrique subsaharienne allaient aux pays pétroliers. La mise en œuvre des deux grands projets miniers à Madagascar, dont les projets d’exploitation du nickel Ambatovy et d’exploitation d’Ilménite à Fort-Dauphin, a permis d’atteindre une croissance de plus de 6%.

Plusieurs facteurs expliquent aussi la situation. L’inflation, les déficits budgétaires, les taux de change et les paiements de la dette extérieure sont mieux maîtrisés. Cette année, Madagascar a connu une stabilité monétaire, de plus, l’Ariary s’est apprécié face au dollar et à l’Euro.

Problèmes d’infrastructures

Par ailleurs, les économies sont plus ouvertes aux échanges commerciaux et à l’entreprise privée. Les exportations ont été alimentées par les filières non traditionnelles comme l’habillement au Lesotho, à Madagascar et à Maurice. Les exportations de fleurs coupées ont plus que doublé entre 2000 et 2005 pour le Kenya. La gouvernance est aussi en voie d’amélioration, avec plus de démocratie et davantage de lutte contre la corruption.

Certes, la croissance est là et pour la pérenniser, des efforts sont à soutenir dans plusieurs secteurs, notamment l’accès aux finances, aux infrastructures et aux compétences en vue d’accélérer la productivité et d’accroître l’investissement privé. En effet, les problèmes d’infrastructures rendent les industries africaines moins compétitives face à la concurrence indienne et chinoise car le coût des transactions devient trop élevé.

La diversification des exportations demeure aussi un facteur incontournable surtout avec l’ouverture des marchés régionaux comme la SADC ou Communauté pour le développement de l’Afrique australe et le COMESA ou le marché commun pour l’Afrique orientale et australe.

Extrait Madagascar Tribune – mercredi 21 novembre 2007