Produire deux fois plus, d’ici 2009. L’application de la politique de la Révolution Verte, forme d’éradication de la famine, ou plutôt pour une autosuffisance alimentaire, commence à cerner plus spécifiquement les besoins et les richesses de chaque district.

L’idée étant de produire deux fois plus jusqu’en 2009, voire trois fois jusqu’en 2012, le ministère de tutelle, à savoir le département de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, continue son périple pour expliquer et effectuer la sensibilisation au niveau de la population paysanne.

Une sécurisation alimentaire

Pour ce qui est de Farafangana, dans la commune d’Amporoforo, la culture de manioc constitue la cible première de la politique. Une surface totale de 5000 hectares est identifiée et les associations paysannes sont prêtes à assumer leur rôle. Le « sakave » ou famine tend à s’implanter dans la région à la veille de la période de soudure. Parmi les cinq piliers de la Révolution verte, la mécanisation a été mise en exergue par l’exposition de motoculteurs et autres matériels susceptibles d’aider le travail des agriculteurs. D’ailleurs, les organismes de micro-finance sont mis à contribution pour faciliter les emprunts, mais aussi pour qu’ils participent davantage dans la mise en œuvre. Ainsi, les intérêts sont-ils adéquats aux besoins.

Le partenariat existe

Farafangana constitue l’un des greniers rizicoles de la Région Sud-Est. De fait, le barrage de Bedara est aujourd’hui en cours de réhabilitation, avec l’appui du gouvernement allemand, à hauteur d’Ar. 150 millions.

En effet, la maîtrise de l’eau, un deuxième pilier de la Révolution Verte, nécessite une attention particulière, d’autant plus que quelque 830 hectares de rizières attendent d’être arrosées régulièrement.

Par ailleurs, la participation directe du fokonolona est représentée par le système « Vivres contre Travail » (VCT), pour la construction d’un canal à Anosikely.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 3 novembre 2007