417 personnes à réinstaller à Androndrakely

Dans le cadre de la relance de l’exploitation du réseau nord, le Gouvernement malgache a réalisé avec la Société Madarail, un plan d’action de réinstallation de la population ou des activités qui ont pris place entre la gare de Soarano et celle d’Ambohimanambola, et entre la gare de Soarano et celle d’Ambohijanaka. La mise en œuvre de ce programme nécessite le déplacement de la population qui s’est installée de manière licite ou illicite dans la zone d’emprise des voies du chemin de fer compte tenu des problèmes de sécurité, aussi bien pour la société que pour les occupants.

La liste des personnes concernées a été arrêtée le 30 juin dernier. Elles sont au nombre de 417 issues de 86 ménages.

C’est dans le premier arrondissement que l’on recense le maximum d’individus concernés par le déplacement, au nombre de 246, suivi de la commune d’Ambohimanambola avec 113 personnes.

En fait, avec la suspension des activités de la Société RNCFM (Réseau national des Chemins de Fer de Madagascar) pendant plusieurs années, petits commerces, petits métiers, gargotes et autres activités s’ y sont considérablement accrus.

Au début, cette zone d’emprise a été définie à 25 mètres de part et d’autre de la voie sur l’ensemble du réseau , mais compte tenu de l’importance des coûts et conformément à la politique de la Banque mondiale de minimiser les impacts, la zone a été réduite à 5 mètres en milieu urbain. En cas de déraillement, cette distance est importante pour une éventuelle sortie de voie.

Réinstallation à Androndrakely

En vue de la réussite du projet, Madarail s’est engagé à mettre à disposition une partie de son terrain sis à Androndrakely, sur une superficie de 1,5 ha. Ce site devra convenir à la réinstallation étant donné que la distance de déplacement sera plus faible et la population reste en ville comme elle le souhaite. Le site a été présenté aux des concernés au cours d’une réunion publique et tous ont accepté l’emplacement. Mais pour la viabilité, des travaux seront réalisés dont le remblayage et le compactage du terrain, la construction de routes et d’infrastructures sociales telles les lavoirs, un marché pour préserver la qualité de l’urbanisme.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 9 octobre 2007