Le Grand Sud deviendra-t-il vert ? La remise sur les rails de la plantation de sorgho dans les régions Anosy, Androy, Atsimo-Andrefana est chose faite.

La décision découlait de la réunion interrégionale tenue à Fort-Dauphin, au début de l’année 2007, entre le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), d’une part, et ses partenaires et bailleurs de fonds, de l’autre. Le Grand Sud avait déjà réussi cette plantation qui a malheureusement cessé en 1991 à cause de la forte famine. Les récoltes et les semences ont fini par constituer la base de l’alimentation de la population, plantation supplantée par le maïs peu après.

15.000 Ha sur les trois régions

Sur les 60.000 familles cibles, 15.000 touchées par la crise alimentaire 2007 bénéficient de ce projet. La plantation couvre quelque 15.000 hectares sur les trois régions.La variété de semences utilisée provient de la Zambie et comprend un cycle de production de 3 mois et 10 jours. Elle est résistante à la sécheresse et aux maladies, avec un rendement moyen d’une tonne par hectare. En général, il faut utiliser 4 kg de semences par hectare. La mise en culture débutera en novembre 2007, suivie des formations des bénéficiaires pendant dix jours. L’introduction de la plante tient compte de la diversification des cultures, dans le cadre de la Révolution verte. De fait, le sorgho peut être apprécié en farine, en bière de sorgho (d’ailleurs très apprécié en Chine). D’autre part, les cannes servent de fourrage améliorant la lactation des vaches.

Système à quatre niveaux pour la pérennisation

Dès la première récolte, des banques de céréales seront installées au niveau de chaque région. Ces structures serviront au stock de régulation et aux semences de relance agricole.

Le système de pérennisation comprend alors quatre niveaux : le silo dans les villages, le centre de stockage dans les communes, une sous-banque de céréales dans le district ou intercommunal et enfin, une banque de céréales au niveau de chaque région.

Le projet de plantation de sorgho et d’installation de banques de céréales coûter un million de dollars, dont la majeure partie est financée par l’Agence américaine USAID. Divers partenaires y prennent part.

Extrait Madagascar Tribune – samedi 6 octobre 2007