Le Canal des Pangalanes, le paradis vert, ou enfin la route des orchidées est unique à Madagascar sur le plan touristique. Il est constitué de forêts vierges aux senteurs d’orchidées. On peut naviguer sur les Pangalanes pour aller à l’Akanin’ny Nofy ou « nid de rêve » et de splendeur pour les amoureux de la nature où l’on peut profiter d’une journée de flânerie libre au gré de la nature et de l’eau de la réserve, promenade-découverte des forêts environnantes, visite de la réserve des « allemands » avec ses grenouilles rouges…

Ralainoa Agnès Bruno, l’ancien Directeur général de la Société de Surveillance Maritime de Madagascar – Port Fluvial, et président de l’Association Nationale pour le développement économique d’Atsinanana est sur le point de mettre au point un projet qui mérite d’être réalisé. Il s’agit du projet pour le développement réel dans la pratique dont fait partie le projet de création d’un musée de photographies d’archives de l’histoire contemporaine de Madagascar, entre autres. Pour lui, le Canal des Pangalanes mérite qu’on y pense. Le monde captivant de la faune et de la flore à portée de mains mérite qu’on le découvre en douceur au fil de l’eau. Mais pour que les touristes puissent le découvrir confortablement, on doit procéder au dragage des points durs, car ce fut à l’époque de Gallieni qu’on a construit ce canal et qu’aucun grand ouvrage n’y a été réalisé jusqu’à présent. Les travaux pourront être réalisés grâce au système de haute intensité de main-d’oeuvres. Cet administrateur de l’Association nationale pour la gestion des aires protégées admet qu’il est bien de construire des routes, mais à ses yeux, il faut penser également aux riverains du canal, leur permettre de mieux se communiquer grâce au canal, développer économiquement la région par diverses manières, créer des emplois. La participation de l’Etat pour faire décoller l’économie de la région fait jusqu’à présent défaut. L’Etat doit appuyer les acteurs du secteur de la pêche continentale qui sont nombreux aux bords du canal. Agnès B. Ralainoa souhaite enfin la remise en place des Tranobe ou gîtes ruraux typiquement originaux.

Extrait Madagascar Tribune – 3 octobre 2007