Code de déontologie pour les tradipraticiens
La promotion de la médecine traditionnelle est bien engagée dans l’île. Après la reconnaissance ministérielle, les tradipraticiens bénéficieront d’un code de déontologie.

Le métier de tradipraticien est désormais reconnu. Jean-Louis Robinson, ministre de la Santé, du planning familial et de la protection sociale a officialisé hier, lors de la célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle au Tranompokon’olona Analakely, le décret gouvernemental reconaissant son exercice.
«La reconnaissance des tradipraticiens est le fruit des efforts entrepris depuis 2004. Mais le code de déontologie pour gérer ces guérisseurs doit s’ensuivre, souligne-t-il. Les tradipraticiens sont quasiment présents dans chaque fokontany. Leur effectif dans toute l’île n’est plus à minimiser et ils peuvent être des partenaires efficaces dans la promotion de la santé pour tous à Madagascar».
Décision appréciée
La majorité de la population, surtout dans les zones enclavées, ont recours à la médecine traditionnelle. Il faut souligner que Madagascar dispose de 12 000 plantes médicinales dont 6000 sont endémiques.
Les tradipraticiens ont attendu longtemps cette décision gouvernementale. «Cette étape nous place au même niveau que la médecine conventionnelle et moderne. C’est un cadre valorisant les pratiques thérapeutiques traditionnelles et les plantes médicinales», souligne Pasteur Désiré Ramarozatovo, président de l’ordre des tradipraticiens malgaches qui entend renforcer la lutte contre les fraudeurs. Une cérémonie digne de ce nom a été organisée pour les tradipraticiens venus nombreux pour célébrer leur promotion.

Extrait L’Express de Madagascar – Edition n° 3817 du 29-09-2007