L’ouverture de l’espace aérien a redynamisé le tourisme à Nosy-Be. La situation met en évidence la défaillance et la faiblesse de la capacité d’accueil.
Le tourisme aborde un autre aspect à Nosy-Be. Considérée comme l’une des destinations phares de Madagascar, l’île présente actuellement un phénomène de saturation en matière de capacité d’accueil.
« Les établissements hôteliers affichent un taux de remplissage très élevé », fait savoir Sanna Vicenzo, hôtelier et président du groupement des prestataires touristiques de Nosy-Be. « Il n’existe presque plus de basse saison pour l’île », affirme-t-il. La moyenne annuelle du taux de remplissage avoisine les 65-70 %. L’opérateur explique cette performance par l’ouverture de l’espace aérien malgache.

La liaison aérienne a fortement augmenté depuis l’effectivité de l’open sky. Cinq compagnies assurent aujourd’hui les vols internationaux sur Nosy-Be. La malgache Air Madagascar, les italiennes Air Italia et Blue Panorama, la réunionnaise Air Austral et la sud-africaine Air Link sont déja sur le marché. En novembre, Corsairfly rejoindra ces cinq pour une liaison au départ de la capitale française.
Projets hôteliers
Face à cette pléthore de propositions de vol, la capacité d’accueil de l’île n’arrive plus à suivre. « Les mille chambres disponibles ne pourront plus assurer l’hébergement des touristes d’ici peu », déplore Amady Georges, consultant.
Plusieurs projets hôteliers sont pourtant lancés à Nosy-Be. « Les neuf projets mis en chantier devront doubler la capacité d’accueil hôtelière de l’île et créer près de 1 500 emplois », souligne Sanna Vicenzo.

Extrait L’Express de Madagascar – Edition n° 3811 du 22-09-2007