Une réforme s’impose

Obsolète ! Le code qui régit le tourisme date de 1995. Et les procédures d’investissement touristique chez nous sont tellement compliquées que les investisseurs sont réticents. Ainsi, la révision du code pour le tourisme et la simplification des procédures d’investissement s’avèrent nécessaires pour que ce secteur connaisse un réel développement. Pour arriver à ce stade, un atelier entre les organisations représentatives du secteur tourisme, la Société Financière Internationale qui est une Institution du Groupe de la Banque Mondiale, l’Edbm ou Economic Development Board of Madagascar et le ministère du Transport et du Tourisme, a eu lieu avant-hier et hier, dans les locaux de la Banque Mondiale à Anosy. Madagascar, se trouve loin des normes internationales en termes d’exigence touristique. Le pays est incapable de s’aligner aux autres pays asiatiques ou africains. Un hôtel de quatre étoiles à Madagascar possède les mêmes ameublements, la même prestation et les mêmes offres qu’un hôtel de deux étoiles ailleurs. En parlant du tarif, une chambre louée à 45 euros par jour voici deux ans, est louée à 85 euros par jour actuellement à Nosy Be. Le prix de la location a connu une hausse considérable alors que rien n’a changé au niveau des prestations, a souligné un opérateur. Ce qui justifie les retouches qu’il faudra apporter dans cette filière.

Difficiles procédures

    Quant aux procédures d’investissement, tout est si difficile chez nous si bien que les investisseurs préfèrent travailler ailleurs. Des nouveaux décrets sur les nouvelles procédures qui incluront la suppression de l’avis préalable, l’allégement du dossier requis pour une autorisation d’ouverture et la réduction des délais d’octroi de cette autorisation, seront élaborés pour simplifier celles qui ont été précédemment adoptées. C’est même l’objet de l’atelier.
    L’accent a également été mis sur la nécessité d’intégrer dans l’actualisation, des thèmes relatifs à l’écotourisme, à la décentralisation, aux incitations à l’investissement, à la fonction des guides, aux zones d’intérêt touristique et aux réserves foncières. Les doléances des organisations représentatives ont été recueillies par le ministère du Transport et du Tourisme, représenté par son secrétaire général, Rabeson Tokiaritefy, lors de la clôture de l’atelier hier. L’avenant qui sera suivi du conseil des ministres précédera la mise en vigueur des nouvelles résolutions prises lors de cet atelier.

Extrait Madagascar Tribune – N° 5651 : Vendredi 07 Septembre 2007