La conservation de la forêt de Marojejy et celle d’Anjanaharibe Sud se renforce. A cet effet, 10 communes rurales riveraines de ces deux parcs nationaux, regroupées au sein du COSAP ou Comité de Soutien des Aires Protégées, ont bénéficié de formations sur la protection de l’environnement. Par ailleurs, des mesures coercitives ont été décidées afin de mieux assurer la protection. Les responsables communaux ont ainsi été sensibilisés sur l’interdiction formelle et durable des tentatives.

Système efficace

Aire protégée récemment intégrée au titre de Patrimoine Mondial, le Parc de Marojejy bénéficie ainsi d’un système de protection de plus en plus efficace sous la directive des structures environnementales de différents échelons, notamment, le service des eaux et forêts, la justice, la région, le district, les organisations sociales ou féminines. Il en est de même de la GELOSE ou Gestion Locale Sécurisée, qui participe à cette mission de protection.

Le Directeur du Parc, Bakarizafy Hervé, venu sur place avec son équipe, a mis en exergue que 50% des recettes annuelles du parc sont réparties entre les partenaires potentiels. Leurs participations à la protection des aires protégées sont rémunérées en fonction de leur efficacité. Par ailleurs, la participation à la conservation forestière fait partie des éléments à tenir en compte dans les démarches effectuées pour les recherches de financement de projets à caractère économique.

Bonne gestion

Dans ces communes riveraines des parcs nationaux, les maires ne cessent de sensibiliser leurs administrés sur le fait que  « la participation des paysans permettra la bonne gestion du parc tout en assurant une meilleure existence sociale, ne serait-ce qu’en raison de l’amélioration des infrastructures. C’est ainsi, par exemple, que l’Angap appuie des communes en finançant des travaux d’infrastructures scolaires. 50 enfants seront de ce fait scolarisés pour l’année scolaire 2007-2008.  A titre de mesures d’accompagnement, des paysans ont été formés sur les nouvelles technologies rizicoles plus productives comme le SRI.

Pour l’histoire, il est à préciser que la forêt vierge du Parc de Marojejy est un véritable sanctuaire de la nature avec ses 80 à 90% d’espèces endémiques existant depuis très longtemps.

Extrait Midi Madagascar – Lundi 3 septembre 2007