Les merveilles d’un autre monde

14 circuits fonctionnels du parc National sont plus familiers aux touristes car plus facile d’accès. Il s’agit du « circuit Namaza », piscine naturelle, Canyons, et du circuit Malaso. Compte Vu le nombre important des visiteurs dans ce lieu, passé de 4337en 1995 à 29 078 en 2006, il est opportun selon la directeur du parc, Mahazotahy Sylvain, de créer d’autres circuits, d’autant plus que ces derniers sont saturés. Deux nouveaux circuits à savoir le « circuit d’Anjofo », le « circuit d’Antsifitra » seront aménagés ainsi que le site d’Anaboto où se trouvera une nouvelle piscine. Toujours d’après ce responsable, il faudrait 2 à 4 millions d’Ariary pour aménagér un circuit.
    Le « circuit d’Anjofo » serait plutôt destiné pour l’observation des lémuriens et de la flore, et pour les oiseaux pour le « circuit d’Antsifitra ». A savoir que ce parc, d’une superficie de 81 540 hectares, est composé de quatre types d’habitat différents que sont la forêt rupicole, la végétation ripicole, la forêt sclérophylle de moyenne attitude et enfin la forêt dense sur sol alluvionnaire.
    En ce qui concerne la faune, on trouve 77 espèces d’oiseaux dans le parc, dont une endémique qu’est le Pseudocossyhus bensoni. Il abrite deux espèces de batraciens et deux espèces de reptiles endémiques. Sept espèces de lémuriens ont 4 nocturnes et 3 diurnes vivent dans le parc. Trente hectares sur 81 540 sont réservés à l’écotourisme.
Des touristes vraiment… ébahis par le spectacle
    Touristes. Petits et Grands. La passion que leur procure la beauté du massif grèseux est vraiment réelle. Aujourd’hui le Parc d’Isalo est l’un des parcs phares le plus visité grâce à ses richesses tant naturellement que culturellement. Cette année, le nombre de visiteurs est estimé à 35 000. Mais, ceux qui sont déjà venus, ils sont bel et bien satisfaits.

Natacha Dumont, une fille de 12 ans témoigne :
    « Le paysage de l’Isalo est très joli, c’est vraiment magnifique. Notamment la piscine naturelle et le Canyon. On a pu découvrir des lémuriens. Je ne manquerai pas de les raconter à mes amies, une fois de retour en Mayotte. » De son côté, la mère Dumont, a relaté le bonheur de voyager en taxi-brousse de l’ouest vers l’est du pays. « On aimerait bien y revenir », a-t-elle ajoutée.
    Le père de famille  pour sa part, se retrouve dans un décor de paysage de Western Américain. Il a par ailleurs mentionné l’accueil chaleureux des habitants. La famille Poisson, elle, est venue pour la première fois dans la Grande-Ile. Après Sainte-Marie, elle a opté pour la destination touristique de l’Isalo.

Deux sites magiques
    Ainsi s’exprime Madame Poisson : « On perd ici la notion du temps, on se croit être dans un autre monde. Tout est surprenant. Nos enfants ont pu découvrir des créatures qu’on ne voit pas en France, entre autres les baleines à bosses ». « On aimerait bien y revenir, mais le billet Paris- Madagascar est assez cher a -t-elle poursuivi. »
    Feu de brousse..: des dangers pour le parc
    Exploitations illicites de saphir, feu de brousse. Deux grands fléaux dangereux pour le parc national de l’Isalo. En effet, des exploitants de saphir viennent s’inflitrer la nuit dans le parc, construisant des tunnels afin de mettre la main sur des pierres. Dans la semaine du 10 juillet, 50 individus ont produit cette infraction, un d’entre eux a été arrêté. Trente autres s’y sont immisciés dans la semaine du 18, cinq sont pris au dépourvu.
    A propos des feux de brousse, ils sont déclenchés par les voleurs de bovidés, qui y viennent cacher leur butin dans des endroits très peu fréquentés du parc. L’an dernier 15.000 hectares ont été concernés par ce fléau. Le circuit Malaso a été le plus touché, soit les 60% de sa superficie. Pour éviter que de telle situation ne se reproduit, des agents de l’Angap (Association Nationale pour la Gestion des Aires protégées) sont répartis dans 8 bases différents. Pour assurer la sécurité des touristes, les forces de l’ordre, les opérateurs et l’ensemble de la population conjuguent leur effort. Une attaque a été évitée , après celle du 11 mai grâce aux informations divulguées à la Brigade de Ranohira qui a tout de suite intervenu. Par ailleurs, des agents de la gendarmerie ont été mobilisés dans un endroit qui donne une vue sur la fenêtre de l’Isalo pour la sécurisation de ce circuit qui vient d’être dévié.
Contribuer au développement de la région
    95% de la population de Ranohira et des localités environnantes exercent des activités dérivées de l’écotourisme. Guide, porteurs, artisans, commerçants en font partie de la liste. En effet, un porteur gagne environ 10.000 Ariary par jour, tandis qu’un guide local est payé à 16.000 Ariary par circuit.
    De ce fait, la population se voit concerner par la protection et la promotion du parc de l’Isalo. D’autant plus que 50% du droit d’entrée, à raison de 1000 Ariary pour les nationaux et 25.000 Ariary par jour pour les étrangers sont versés dans la caisse du Comité d’Orientation et de soutien des Aires protégés ou Cosap. Ce dernier a pour mission de regrouper les projets de développement auprès des commune, et qui par la suite vont les prioriser. En 2006, le parc a fait des recettes d’un montant de 720 millions d’Ariary. Pour 2007, la prévision est de 800 millions d’Ariary. Dix projets dont le montant total s’affiche à 600 millions d’ariary ont été inventorié. Il servira de financement des travaux construction de maisons de guide, du délégué d’arrondissement, d’un marché à Ilakaka et de l’hôpital de Ranohira. Quant aux réalisations, l’on peut citer l’instauration du Commissariat de Police de Ranohira, la mise en place de deux réservoirs d’eaux et la construction des écoles fondamentales de Premier cycle et autres. Pour que la population ressente les impacts de la présence de ce parc et soit fière de cette richesse.

Extrait Madagascar – N° 5620 : Mardi 31 Juillet 2007