L’ANGAP ou Association Nationale des Aires Protégées est comme son nom l’indique une association dont la mission principale est de gérer au mieux l’ensemble des aires protégées à Madagascar.

Association régie par l’ordonnance 60.133, l’ANGAP, compte tenu de sa mission, est reconnue d’utilité publique. C’est pour cette raison d’ailleurs qu’elle est sous la tutelle du ministère chargé de l’Environnement, des Eaux et Forêts.

Organe de gestion autonome, l’ANGAP est structurée de la façon suivante. En haut, l’Assemblée Générale qui chapeaute l’ensemble de la structure. Par la suite le Conseil d’administration qui définit la politique générale et donne les directives à la Direction exécutive qui est le responsable de la gestion courante des trois principales missions assignées à l’Angap. En l’occurrence: la protection de la biodiversité, la valorisation des aires protégées et la pérennisation de la gestion des aires protégées.

En effet, les parcs nationaux constituent en quelque sorte le sanctuaire de la biodiversité malgache. Raison pour laquelle, le gouvernement, avec l’appui des bailleurs de fonds n’a pas hésité à dépenser de l’argent pour la protection de cette biodiversité, première mission assignée à l’ANGAP qui a opté pour le dynamisme en ayant décidé d’opter pour la valorisation de ces aires protégées.
Recettes
Deuxième mission de l’ANGAP, la valorisation consiste essentiellement à faire rentrer des recettes à travers l’exploitation de ses infrastructures. Une manière, en somme de transformer ces aires protégées en richesses qui produisent de l’argent. Notamment à travers les services touristiques offerts aux touristes qui visitent ces parcs nationaux. La valorisation se fait également par l’intermédiaire des recherches effectuées à l’intérieur des aires protégées.

En effet, les recherches appliquées et les recherches pour la connaissance humaine sont des sources de financement de la gestion des aires protégées.

Enfin et non des moindres, la troisième mission assignée à l’ANGAP est la pérennisation de l’action. Pérennisation financière tout d’abord pour que la gestion des aires protégées ne dépende pas éternellement des bailleurs de fonds. Mais pérennisation sociale également afin que la population environnante des aires protégées puisse accepter leur existence et leur mode de gestion.

A noter qu’à côté de la mise en concession, la Fondation pour les Aires Protégées constitue un autre organe de financement de la pérennisation.

Extrait Midi Madagasikara – 24-07-2007