Le partenariat public-privé (3P) est le principe fondamental pour une nouvelle forme de gestion efficace de la biodiversité

Les parcs nationaux malgaches sont très prisés par les touristes. D’ailleurs, ce sont ces parcs nationaux qui font le renommé de la Grande île en tant que destination éco touristique de très bonne qualité. Consciente justement de l’intérêt de ces richesses exceptionnelles, l’administration est toujours en quête des moyens pour les développer et en tirer le maximum de profits aussi bien en terme de conservation de la biodiversité malgache que de rentabilité financière, mais également de développement du tourisme en général.

Meilleure formule
Et le gouvernement, à travers l’Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées a trouvé la meilleure formule pour atteindre ces objectifs. Une formule qui n’est autre que l’application sur le terrain du fameux Partenariat Public Privé, à travers la mise en concession des aires protégées.
"Nous avons opté pour la mise en concession dans la mesure où les études que nous avons entreprises et les expériences connues dans d’autres pays démontrent que c’est un mécanisme stable et durable pour financer la conservation des richesses nationale que sont les aires protégées mais aussi un moyen de valoriser ces ressources afin qu’elles puissent réellement participer au développement du tourisme en particulier et de l’économie en général", déclare Rakotondrainibe Charles, Directeur Général Adjoint de l’ANGAP avant d’expliquer que le mise en concession est la meilleure formule qui permet une division du travail afin de rentabiliser les ressources qui restent nationales.

Doublement bénéfique
En effet, le concept de la mise en concession veut que les infrastructures restent une propriété de l’Etat représenté dans le cas d’espèce par l’ANGAP. Le bénéficiaire de la mise en concession quant à lui est une société privée chargée de gérer les infrastructures d’accueil à travers un contrat de concession. Evidemment, le gestionnaire des infrastructures qui sera recruté par voie d’appel à manifestation d’intérêt doit disposer de la compétence nécessaire en la matière.
"L’entreprise qui gérera les infrastructures doit non seulement avoir une connaissance poussée du marché, mais également avoir des compétences en matière d’investissements et de gestion".

Un système doublement bénéfique en somme puisque l’ANGAP est en mesure de gagner à coup sûr des recettes à travers la location, le gestionnaire subdélégué, pour sa part, jouit de la gestion d’infrastructures qui lui permettent de gagner de l’argent.

Précautions
Dans le processus de mise en place de ce système de mise en concession, l’ANGAP a pris toutes les précautions nécessaires. Des enquêtes ont ainsi été menées par des experts nationaux et internationaux afin tout d’abord de savoir si l’intervention d’une société privée ne pourrait pas avoir de conséquences néfastes sur la protection de l’environnement.

Sur ce point d’ailleurs, il faut savoir que la mise en concession concerne non pas la zone contrôlée ou la zone tampon et encore moins le noyau mais uniquement la zone de service. Par ailleurs, l’architecture des infrastructures à mettre en place doit absolument s’adapter à l’environnement naturel du parc à mettre en concession. C’est ainsi par exemple qu’il ne sera pas question de la construction d’un bâtiment en dur de plusieurs étages dans une aire protégé.

La question sociale est également au centre de la préoccupation de l’ANGAP afin que la population environnante ne perde pas au change, dans l’objectif essentiel est aussi de gagner sur le plan financier.

Extrait Midi Madagasikara – 24-07-2007