Mais le pont flottant prend l’eau

Tour à tour, les autorités provinciales et régionales, et même le ministre des travaux publics et le directeur général de la BADEA sont passés constater sur place del’état déplorable du pont flottant d’Anosibe Onibe, au Nord de Toamasina. Tous ont été unanimes à y reconnaître un point noir très gênant pour la circulation entre Toamasina et Fenerive-Est. Et tous de promettre d’y trouver une solution tant cet étranglement occasionne d’importants manques à gagner, aussi bien pour l’économie de la zone, spécialement pour le tourisme, que dans le domaine social. Une entreprise privée a même été engagée pour remettre le flottant en état.
    Et pourtant, l’échéance mois de juillet va courir sur sa deuxième quinzaine. Le naufrage du pont est en train de se confirmer. Il prend l’eau de plus en plus sur ses deux extrémités. Pour entrer sur son plateau comme pour en sortir, les simples minibus et autres petites voitures doivent tremper dans l’eau et beaucoup peiner avec force coups d’accélérateur pour remonter le nez et prendre pied sur la terre ferme du bord.
    Nonobstant cette épine au pied du transport sur la RN 5, un boom du tourisme sur Foulpointe est actuellement avéré. Il va même se confirmant pendant cette période de vacances scolaires. Au mois de mars, les patrons d’hôtel indiquaient un taux de remplissage de 80% en qualifiant un bilan morose du premier trimestre à cause de la coupure du passage au pont flottant. Actuellement, ils ne prennent plus de réservation jusqu’à la fin du mois de décembre : tout est déjà complet partout. La haute saison est là.

Des hôtels de classe internationale
    Les hôteliers de Foulpointe se félicitent de cette promesse confirmée d’afflux de touristes même si la capacité d’accueil du site s’est considérablement renforcée avec l’installation de nombreux nouveaux hôtels de classe internationale, dont avec des piscines. Ce d’autant plus qu’ils sont déjà pleins en ce début de grandes vacances. Ils enregistrent de nombreux touristes chinois en groupes et c’est une nouveauté pour le site. Parallèlement, une volée nombreuse de membres de la diaspora s’y est abattue également. Il en y a qui n’ont pas remis les pieds à Foupointe depuis 30 ans, et d’autres depuis 15 à 20 ans.
    En définitive, cette heureuse évolution des activités touristiques à Foulpointe, mais aussi vers le Nord, semble permettre d’augurer une nouvelle vie pour la destination Tamatave. Particulièrement pour le site de Mahavelona, alias Foulpointe. Celui-ci peut maintenant s’enorgueillir d’une quinzaine d’hôtels de bon standing et où se construisent plusieurs autres nouveaux établissements.

Extrait Madagascar Tribune – N° 5613 : Lundi 23 Juillet 2007