Les richesses d’un pays ne sont pas que matérielles. Sa culture est un bien à sauvegarder. L’UNESCO est prêt à aider les Etats à le faire.

Quand on parle de patrimoine culturel mondial, on pense tout de suite aux monuments que l’UNESCO a classés comme tels. Madagascar en possède trois : Les tsingy de Bemaraha, le Rova d’Ambohimanga et les forêts tropicales humides de la côte Est.

Mais les us, les coutumes et le savoir- faire sont aussi des richesses qu’on doit préserver et font partie du patrimoine culturel immatériel et une convention allant dans ce sens a été adoptée par la conférence générale de l’UNESCO en sa 32ème session le 17 octobre 2003. Cette convention est entrée en vigueur le 20 avril 2006 et Madagascar fait partie de la soixantaine de pays qui l’ont ratifiée.

Chez nous, plusieurs de ces richesses du patrimoine culturel immatériel sont menacées de dégradation voire de disparition, en raison entre autres du processus de mondialisation et de transformation sociale, de l’exode rural dû à la pauvreté, du tourisme à outrance, du développement des technologies de l’information ainsi que la disparition progressive des dépositaires. Ce patrimoine culturel immatériel apporte aux communautés un sentiment d’identité et de continuité.

Une sauvegarde urgente est donc nécessaire et il faut tout de suite dresser un inventaire de ces richesses. Madagascar s’est engagée à le faire mais le personnel qui va y procéder doit disposer de la méthodologie adéquate et c’est la raison de la tenue de l’atelier du 16 au 20 juillet au Motel d’Anosy, organisé par le secrétariat d’Etat chargé de la Culture et des loisirs et par l’UNESCO.

La réalisation de ce programme voit la participation de deux experts, en l’occurrence M. Antonio Arantes, un grand spécialiste brésilien qui est responsable de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel au ministère de la culture de son pays et M. Timothy Curtis du Bureau Régional de l’UNESCO de Dar es Salam, assisté par l’anthropologue malgache Mme Lala Raharinjanahary. Ces derniers vont, durant ces cinq jours, dispenser une formation aux quatorze agents des centres régionaux.

Extrait Midi Madagasikara – 17-07-2007