Madagascar prévoit, à l’horizon 2012 que les énergies autres qu’hydrauliques contribuent de 3% à la consommation totale en énergie.

On le sait, Madagascar puise depuis la nuit des temps, et encore actuellement, l’essentiel de l’énergie qu’elle utilise dans les énergies fossiles et les combustibles issus du bois. Ces derniers constituent plus de 80% de la consommation en énergie à Madagascar et 90% des Malgaches les utilisent comme combustible principal pour la cuisson. Face aux difficultés actuellement rencontrées par Madagascar en matière d’énergie, tant au niveau de l’électricité que des carburants, les esprits commencent à se pencher de plus près sur les énergies alternatives. Mais pas encore suffisamment pour espérer des retombées bénéfiques tangibles sur la majorité de la population, à court ou à moyen termes. Toutes ces constatations ressortent d’un atelier tenu vendredi dernier, et qui a réuni plusieurs dizaines de spécialistes de la technologie et de la politique de l’énergie au Centre Germano-Malagasy. Organisé par Inwent Madagascar, l’association des anciens boursiers et stagiaires d’Allemagne, cet atelier sur les « perspectives des énergies renouvelables à Madagascar » a tenté d’explorer les pistes réalistes en matière d’énergies renouvelables dans la Grande Ile, avec le concours d’un expert allemand, Otfried Ischebeck.
Perspectives
Il faut savoir que le domaine contient aussi le bois de chauffe et le charbon de bois. Cependant, leur utilisation dans les conditions actuelles, n’est pas durable. Et pourtant, il ressort que Madagascar détient des potentiels intéressants pour pouvoir s’assurer une autonomie d’énergie durable et ce, par la disponibilité et la répartition de surfaces pour la plantation de bois, de jatropha ou encore de canne à sucre pour la bio-énergie. Une précaution à prendre, toutefois, cette perspective ne soit pas léser l’exploitation des terrains disponibles à l’agriculture et doit présenter un revenu adéquat aux paysans.
D’autres formes d’énergies alternatives, en d’autres termes, autres qu’hydraulique, comme l’énergie solaire photovoltaïque et thermique, la bio-énergie (biosiesel, biogaz, bioéthanol) ou encore l’énergie éolienne, peuvent également être exploitées à Madagascar. L’expérience allemande a été, sur ce point, abordée. A signaler, en effet que l’Allemagne produit 1/3 de la production mondiale en énergie éolienne. Et à ce titre, le ministre de l’Energie de déclarer que des contacts pour des partenariats en matière d’énergie renouvelable, ont déjà été entrepris par son département auprès des universités allemandes et des grandes firmes allemandes comme Bosch, Siemens ou Mercedes. Pour l’heure, Madagascar est encore au bas de l’échelle. Il urge de grimper quelques marches de plus pour être au même défi que l’île voisine à savoir la Réunion qui se fixe le but d’être autonome en énergie en 2025. Bref, être à même d’approvisionner la population malgache en énergie adéquate, à coût abordable et compétitif comme il est exigé par le MAP.

Extrait Midi Madagasikara – 09-07-2007