Inscrites Patrimoine Mondial de l’UNESCO

C’est gagné ! Madagascar compte d’autres sites naturels inscrits sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO: l’ensemble des forêts humides de l’Atsinanana de Madagascar comprenant 6 parcs nationaux: Marojejy, Masoala, Zahamena, Ranomafana, Andringitra et Andohahela.
    C’est rare, et les démarches sont plus difficiles pour proposer un dossier de nomination d’un ensemble de sites. Le gouvernement Malagasy a en effet proposé un ensemble de parcs nationaux des forêts humides de l’Est de Madagascar, représentant les joyaux des aires protégées de cette partie de l’île. C’est le fruit de la collaboration entre le Gouvernement Malagasy, par le biais du ministère de l’environnement, des eaux et forêts et du programme du Patrimoine Mondial de l’UNESCO à Madagascar.
A l’unanimité
    La décision est tombée hier, le 27 juin 2007, lors de la 31ème session du Comité du Patrimoine Mondial en Nouvelle Zélande, au cours de laquelle le dossier Madagascar a fait l’unanimité autant pour la valeur universelle et exceptionnelle des sites proposés que pour la détermination du Gouvernement Malagasy dans la proposition de ce dossier de nomination.
    Les forêts humides de Madagascar ont été inscrites au titre des critères (ix) et (x) de la Convention du Patrimoine Mondial : « être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes » et « contenir les habitats les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique…»

« Naturellement »
    L’inscription des forêts humides de l’Atsinanana au Patrimoine Mondial vient appuyer la vision du Président de la République « Madagascar Naturellement ». Le label du Patrimoine Mondial est une consécration des sites qui pourrait renforcer les activités touristiques dans ces sites. Dans le monde, les sites du Patrimoine Mondial attirent plus les touristes de par leur beauté et leur valeur universelle et les retombées économiques ne se font pas attendresi ce la promotion de ce label est conduite à bon escient. Les premiers bénéficiaires de l’attribution de ce label du Patrimoine Mondial seraient les gestionnaires de ces sites et les populations locales vivant autour de ces aires protégées.
    Ce n’est pas fini…
    Cette inscription n’est que la première phase de la mise en œuvre de la Convention du Patrimoine Mondial comme outil de conservation de la biodiversité exceptionnelle et universelle de Madagascar, car d’autres sites naturels de l’écorégion des forêts humides seront identifiés pour être rajoutés comme extension à l’ensemble des forêts humides de l’est de Madagascar. Par ailleurs, le programme du Patrimoine Mondial de l’UNESCO à Madagascar, en appui au Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts va préparer en 2008 un autre dossier de nomination qui concernera l’écorégion des forêts sèches de Madagascar, qui sont aussi riche que les forêts humides en terme de diversité biologique.

Extrait Madagascar Tribune – N° 5592 : Jeudi 28 Juin 2007