A trois jours de la réouverture de l’hôtel « Andilana Beach », le directeur général du groupe « Alpitour », Andrea Giraldi, a passé quelques jours à Nosy Be pour constater l’état des lieux. Au terme de sa mission et avant de s’envoler vers l’Italie, leader italien dans le secteur tourisme nous a accordé une interview pour faire le bilan de son passage à l’île aux Parfums. « Madagascar est l’une des destinations phares », a-t-il constaté, raison pour laquelle, le groupe mise sur ce nouveau « village ». « C’est l’un des plus beaux clubs du groupe », a-t-il renchéri.
    A cet effet, le groupe a investi plus de 5 millions d’euros pour le lancement de l’ensemble de la destination Madagascar à travers l’Italie. Outre l’édition d’une brochure spéciale Madagascar à 300 000 exemplaires distribués dans toutes les agences et tour operators affiliés au groupe, les radios, journaux et télévisions italiennes ont diffusé ou publié des spots publicitaires sur la Grande île. Une manière de dire que les richesses touristiques de Madagascar ne sont plus étrangères aux Italiens. M. Giraldi a également reconnu qu’en dehors de l’existence des vols directs entre les deux pays, la tranquilité (pas de terrorisme), la proximité (par rapport aux Caraibes), le décalage horaire… sont des atouts de la Grande île.
Deux millions de clients…
    Déjà présent à l’Ile Maurice depuis une quinzaine d’années, le groupe « Alpitour » projette de conquérir et de faire connaître le marché malgache. Et ceci s’inscrit dans la politique générale du groupe depuis deux ans. Ayant une clientèle de plus de deux millions par an dont plus de 80% sont fidèles au groupe, « Alpitour », en partenariat avec la famille Aiolfi à Madagascar, envisage de faire venir 11 à 13 000 touristes italiens chaque année, soit 320 à 350 clients par semaine, non seulement à Nosy Be mais dans toute l’Ile. Cette année, 6 000 clients ont déjà confirmé leur réservation. Ce lundi, une première vague de 200 touristes en provenance d’Italie débarqueront à l’aéroport de Fascène (Nosy Be). Notre défi, selon M. Giraldi est non seulement de remplir l’hôtel, mais aussi de promouvoir la destination Madagascar.
    Du coup, le directeur général du groupe a annoncé les possibilités de vendre d’autres sites, avec son partenaire local, la famille Aiolfi en dehors d’Andilana. Ce jeune directeur général de 35 ans a laissé entendre que le groupe IFIL (Fiat, Ferrari,Alfa Romeo, Juventus…) dont fait partie le groupe « Alpitour », est prêt à investir dans d’autres régions de l’Ile.
 Antenne à Antananarivo
    Confiant de l’avenir de son partenariat avec la famille Aiolfi, M. Giraldi a promis qu’un deuxième projet de grande envergure sur Nosy Be sera annoncé avant la fin de l’année. De son côté, cette famille italienne, présente depuis une dizaine d’années à Madagascar, va marquer davantage son implantation dans la Grande île. Une nouvelle antenne sera inaugurée le 1er juillet prochain dans la capitale, plus précisément à l’immeuble « Assist » (ex-Pulma) sis à Ivandry, devait-il indiquer. Ce sera le siège du groupe et une Centrale d’achat pour Andilana. Une manière de dire qu’il va investir beaucoup plus dans le pays. Faut-il rappeler qu’en vertu d’un protocole d’accord avec le groupe « Andilana » et quelques angences de voyages, d’autres circuits touristiques seront mis à la disposition des clients, avait signalé Marco Aiolfi, pour ne citer que le Nord de l’île et le Sud, vers Toliara.
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    Objectifs : sécurité renforcée, transport amélioré
    17 touristes français ont été agressés à Isalo dans la région d’Ihorombe le mois dernier. Une situation qui remet en cause la sécurité dans le pays et qui nuit à la promotion de la destination Madagascar. Or, de nombreux visiteurs commencent à manifester leur intérêt se traduisant par l’augmentation du nombre de touristes, passé de 228 784 en 2004 à 311 790 en 2006. Face à cette situation, le ministère des Transports et du Tourisme, en collaboration avec les forces de l’ordre, a entrepris des mesures pour renforcer la sécurité des touristes aussi bien lors des déplacements en ville que lors des randonnées sur les sites touristiques. En effet, le haut commandement de la Gendarmerie nationale a donné des instructions à toutes ses unités locales d’assurer la sécurité des visiteurs et ressortissants étrangers qui viennent à Madagascar.
    Multiplication des vols vers les destinations touristiques
    Toujours, dans le souci de satisfaire les touristes, les services de transport, notamment aériens seront améliorés, a déclaré le ministre des Transports et du Tourisme, Julien Laporte Ravelonarivo. A ce titre, des vols de nuit seront réalisés dans les aéroports à vocation touristique comme ceux de Sambava, Morondava, Toliara ainsi qu’à Taolagnaro, grâce à la mise en place des balisages électriques autonomes. En ce qui concerne, l’aéroport de Sainte-Marie, l’installation d’une radio-balise va permettre des vols même dans de mauvaises conditions météorologiques. Les travaux de réhabilitation et d’extension ont conduit à l’accroissement du nombre des passagers, car les avions présentent dorénavant une capacité à pleine charge en partance et à destination de l’aérogare. Le tapis à bagages sera opérationnel à compter du mois de novembre prochain.
    Par ailleurs, cinq compagnies aériennes, en l’occurrence Air Madagascar, Air Austral, Comores Aviation, Air Italy et Blue Panorama, assureront la liaison avec Nosy-Be. Avec l’arrivée de la compagnie sud-africaine, South Africa Airlink, prévue à partir du 16 juin prochain, en plus de la liaison assurée par Corsair à partir du 26 octobre 2007, le nombre de vols hebdomadaires sera porté à douze dont six vols long courrier.
    Des mesures qui s’avèrent fondamentales d’autant plus que ce secteur joue un rôle primordial dans le développement du pays, car pourvoyeur de devises.
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    Aéroport d’Ivato : Mise aux normes des taxis agréés, une priorité
    Etant donné que l’aéroport d’Ivato constitue une porte d’entrée de Madagascar, reflétant ainsi l’image du pays, l’Etat veut que les équipements et outils mis à leur disposition soient performants. Aussi, en février 2004 a été publié un arrêté stipulant que les taxis doivent être âgés de moins de dix ans et doivent être munis d’une licence.
    Cependant, l’âge de la majorité des taxis dépasse cette limite, une dérogation de trois ans leur a été accordée, suite à la demande des propriétaires, pour qu’ils puissent changer de véhicules.
    Actuellement, 30 % des composants du parc des taxis agréés présentent les normes requises ; d’autres sont en voie de s’y soumettre. Toutefois, certains ne peuvent pas se rallier à cette mesure.
    La dérogation ayant expiré en février 2007, ces derniers ont sollicité la poursuite de leurs activités avec leurs véhicules dont plus d’un ont plus de quinze ans, du moment que leur certificat de visite technique leur est attribué.
    Pour sa part, le ministère des Transports a trouvé une alternative. Il a trouvé trois concessionnaires automobiles qui sont prêts à conclure des ventes à crédit avec les propriétaires de taxis. Ces concessionnaires et les propriétaires de véhicules sont entrés en négociation. Une offre spéciale leur a été attribuée quant au premier versement et à la durée de paiement de traite.
    Les contacts du ministère avec les représentants des taximen continuent également.

Extrait Madagascar Tribune – N° 5578 : Samedi 09 Juin 2007