Les activités pour la promotion du tourisme local entreprises ces derniers temps dans l’Amoron’i Mania commencent à porter leurs fruits. Les éductours, manifestations culturelles et autres ont contribué à la redynamisation du secteur tourisme dans la Région d’Amoron’i Mania.

La preuve, les professionnels du tourisme de la Région font état d’une nette progression du nombre de visiteurs, ces dernières années. En effet, de 12.818 en 2005, le nombre de touristes locaux ou internationaux qui ont visité cette région est passé à 16.216 en 2006. Soit une croissance de 26% .

Tourisme local
L’on constate cependant que c’est le tourisme local qui est en tête dans la mesure où sur les 16.216 visiteurs, seulement 4696 sont des étrangers. Il n’empêche qu’ils ont énormément contribué aux recettes de la région dans la mesure où la durée moyenne de leur séjour est passé d’une nuitée à deux nuitées entre 2005 et 2006.

L’augmentation du nombre des touristes a tout naturellement entraîné la croissance des infrastructures hôtelières. Ainsi, trois nouveaux hôtels viennent d’ouvrir pour porter à 10 le nombre d’établissements hôteliers fonctionnels dans les zones touristiques de la région. Faisant ainsi un total de 109 chambres au lieu de 73 auparavant.

La destination d’Amoron’i Mania comprenant Ambositra, Ambatofinandrahana, Fandriana et Manandriana constitue des lieux privilégiés de plus en plus prisés pour le tourisme culturel notamment avec ses bons produits artisanaux, la sériciculture, le tissage, les fibres végétales, les tombes ancestrales, le Rova d’Ambositra. Le savika et le volambetoaka célébré chaque année constituent également des événements sportifs et culturels qui attirent beaucoup de monde. Par ailleurs, avec ses nombreuses collines, ses chutes d’eau, ses sources thermales ses faunes et flores, sa biodiversité, la Région d’Amoron’i Mania où se trouve également la fameuse « Vallée des Mines » est devenue un lieu de détente et de découverte pour les touristes.

Atout
L’écotourisme constitue également un autre atout de la région où l’on retrouve l’unique forêt primaire de la RN7, en l’occurrence Ankazomivady. D’ailleurs, des projets de développement de circuits écotouristiques sont actuellement concoctés par les professionnels du métier. Ces projets sont initiés en partenariat avec l’Union Européenne et les Communes dans le cadre du projet ACORDS.

Lors du dernier « workshop » organisé par le cabinet Phoenix à Ambositra, des Tours opérateurs venant d’Antananarivo ont été unanimes à reconnaître qu’il y a réellement des efforts entrepris pour la redynamisation du tourisme et de l’hôtellerie dans cette Région. Cependant, ces opérateurs touristiques suggèrent le renforcement des capacités du personnel en matière de gestion hôtelière, à travers notamment une adhésion au sein de la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar (FHORM). L’état défectueux des routes constitue un autre problème.

Extrait  Midi Madagasikara  – 24-04-2007