La promotion continue

Dans le cadre de la promotion de la « destination Madagascar » en France, l’Office national du tourisme de Madagascar organise des voyages pour des journalistes français. Ces derniers vont par la suite faire paraître des articles dans des magazines ou diffuser des émissions pour faire connaître les sites touristiques de la Capitale et du Nord du pays, les hôtels, les tours opérateurs , les villes et les habitants.
    Depuis trois ans, les Français commencent à parler de Madagascar, une destination touristique. Pour la plupart, elle évoque l’écotourisme, la nature mais n’ont pas conscience de l’existence d’une structure hôtelière de haut niveau.
    Trois voyages successifs
    Pour éclaircir la situation, depuis le début de l’année, trois équipes de journalistes sont venues à Madagascar sous l’initiative de l’ONTM. La première « EDITEL », a séjourné du 20 janvier au 3 février 2007. Ils diffuseront au mois d’avril, dans l’émission « Histoires naturelles », des reportages sur la plage de Ramena, la Montagne des Français, la Montagne d’Ambre, le Massif de l’Ankarana et Lemurs’ Park. Une journaliste du « Tour Hebdo » a effectué le deuxième voyage. Cette dernière a visité cinq hôtels à Diégo, un hôtel à Ambre et un à Nosy-be. La « Mer Emeraude » et le « Tsingy Rouge » sont en l’occurrence les sites touristiques qu’elle a visités au cours de son séjour. Les journalistes du magazine « Homme de luxe » composait la troisième équipe. De passage dans le pays du 12 au 24 mars derniers, ils ont visité la région nord comme les précédentes. Ces derniers ont visité 15 complexes hôteliers dont le Grand Hôtel à Diégo. Selon, les journalistes, Didier Audebert et Thierry Vasseur, la conception ainsi que les prestations étaient assez bonnes notamment pour l’accueil qui est de plus en plus professionnalisé, et les prix assez adaptés.
    De plus, ils ont souligné la splendeur de la nature. En effet, ces visiteurs ont eu le privilège d’assiter à l’éclosion des oeufs de tortues, au spectacle des dauphins, à la vue magnifique du Pain de sucre. D’ailleurs, ils ont suggéré que l’île Iranja, le monde fabuleux des tortues soit préservé. Les plages vierges de la région constitue un atout important.
    Pour une clientèle haut de gamme
    Les articles qui s’ y rapportent sur le voyage paraîtront dans le magazine bimensuel « Homme de luxe » à fin mai, avec 50.000 exemplaires. Les principaux cibles étant la clientèle haut de gamme de 40 à 60 ans en France, en Suisse et au Luxembourg. Parler de Madagascar durant toute l’année. Tel est l’objet principal de ces voyages. Après le Nord, les visites vont continuer dans la partie sud.

Intérêt croissant des agences de voyage pour Madagascar
    En outre, les voyages de presse, l’Office national du Tourisme de Madagascar organise des éductours pour les professionnels du secteur tourisme et renforce la présence de Madagascar dans les foires et les salons internationaux.
    En ce qui concerne les éductours pour les professionnels, des projets sont en cours. Il s’agit de percer les marchés hollandais, italiens et aussi Sud africains. Quant aux participations aux salons, le président de l’ONT, a déclaré que Madagascar a participé à quatre salons différents depuis le début de l’année. Il s’agit de Vakantiebeurs 2007 à Hollande. Environ 25 contacts professionnels, essentiellement Tours opérateurs Hollandais et Belges sont établis. Ensuite du BIT Milan de MAHANA Lyon et ITB Berlin. On constate une affluence en progression du nombre de visiteurs par rapport à 2006 pour l’ensemble. A raison de 4% à Milan et 22% à Lyon. Le salon mondial du tourisme a vu la participation des offices régionaux. En conséquence, des tours opérateurs et même de simples agences ont prévu de mettre dans leur programme la destination Madagascar au cours du deuxième semestre 2007 et à partir de l’année 2008.
    Par ailleurs, des brochures en chinois seront éditées prochainement en vue de cibler les touristes chinois. Cependant, l’insuffisance en infrastructures constitue un obstacle compte tenu du fait que ces derniers voyagent toujours en masse.

Un bon climat d’investissement nécessaire pour le développement du secteur (2)
    Le tourisme constitue un secteur pilier pour le développement de Madagascar compte tenu de la diversité de ses produits touristiques, le balnéaire, le trekking, la faune et la flore. Cependant, des actions sont à entreprendre pour améliorer les modes de déplacements. Notamment les infrastructures routières, si le transport aérien connaît des tarifs compétitifs, soit de 500 à 800 euros en basse saison pour le trajet Madagascar-Europe.
    Pour pallier à l’insuffisance des structures d’hébergement, mettre en place un climat des affaires incitatif aux investisseurs est important. Il s’agit tout d’abord plus précisément de sortir un code d’investissement qui préconise la détaxation des produits liés au secteur dont les meubles, les appareils sanitaires, les véhicules. Ensuite, d’éxonérer les impôts pendant trois à quatre années de l’exercice. Enfin, de faciliter l’accès au foncier aussi bien pour les étrangers et les nationaux. La multiplication des complexes hôteliers contribuera par la suite à réduire la disparité des tarifs et à faire disparaître le monopole par la concurrence.
    Néanmoins, une sensibilisation des hôteliers au paiement des vignettes serait à promouvoir pour que le tourisme contribue au développement. En effet, si la prévision de recettes en vignettes en 2006 était de un milliard d’ariary, la somme collectée était de 600 millions d’ariary. Des sanctions seront attribuées à ceux qui ne s’acquittent pas de leurs obligations suite à des informations.
    De plus, pour cette année, l’on va faire appel à un consultant qui va mener une étude sur le type de financement à mettre en place pour pérenniser les actions de l’ONTM. 
 

Extrait Madagascar Tribune – N° 5520 : Lundi 26 Mars 2007