Protection des flancs de montagne

Reboisement sur la montagne. Samedi dernier, 4.000 plants dont 2.000 ravintsara, 1.000 grevilia robusta (plante mellifère) et 1.000 plantes autochtones (Mangarahara, Zahana, Taly et flamboyant) ont été mis en terre sur une superficie de 10 ha.
    Selon le ministre de l’Agriculture, Marius Ratolojanahary, ce reboisement en pleine montagne permettra de protéger des flancs de montagne en amont des bassins piscicoles financés en 2005 au bénéfice de l’association « Milasoa ».
    En plus, le taux de repousse de jeunes plants sur cette montagne est de 80 à 90%. L’entretien et le suivi du reboisement seront assurés par l’association « Milasoa ».
    Plantes d’avenir
    Ces plantes qui viennent d’être plantées par le MAEP et le PSDR présentent une importance particulière. « Ravintsara » pour l’extraction des huiles essentielles plus tard, « Grevilia » pour supporter ultérieurement une apiculture dans cette partie de la commune de Fihaonana, les autres plantes pour promouvoir les plantes autochtones, dans une zone historique présentant une vocation touristique.
    Notons que la montagne de Lohavohitra se trouve sur une superficie de 38 ha, comprenant la source naturelle d’eau exploitée par l’Eau Vive. Une partie de ce site est en cours de classement au Patrimoine national. Le président de l’Association « Milasoa » assure sa gestion, avec l’accord du Musée d’Art et d’Archéologie d’Isoraka.
    A l’exemple d’une association
    Le personnel du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et le PSDR (Projet de soutien au dévelo-ppement rural) conduits par le ministre Marius Ratolojanahary, le Vice-ministre Harifidy Ramilison et le directeur exécutif du PSDR ont démontré que les plantes pourraient pousser en pleine montagne, à Lohavohitra, fokontany Andranovelona, commune de Fihaonana.
    Ces deux entités suivent l’exemple de l’organisation paysanne dénommée Milasoa qui a déjà planté environ 1000 pieds de Ravintsara, sur la même montagne, depuis deux ans. Leur pousse est très promettant. Une raison pour laquelle, le MAEP et le PSDR ont décidé de les étendre, afin de protéger les bassins versants.

Extrait Madagascar Tribune – N° 5508 : Lundi 12 Mars 2007