Le ministre du Tourisme face aux défis du Madagascar action plan.

Quels sont les grands défis du secteur tourisme pour les années à venir ?
– Le Madagascar action plan (Map) est la référence en termes de développement dans tous les secteurs. Pour le tourisme, il prévoit des défis d’envergure. Le plus important consiste à attirer près de 500 000 touristes en 2012. C’est un chiffre très ambitieux mais accessible. D’autres défis sont mentionnés, tels l’accroissement de la capacité d’accueil ou l’augmentation du nombre d’emplois directs générés par le secteur. D’un autre côté, le Map programme le relevement du niveau des recettes issues de la filière. Ce sont de grands efforts en perspective.

Quels sont les moyens dont dispose le ministère pour réaliser ces défis ?
– La réalisation du Map ne relève pas seulement du ministère. Le secteur privé est même le plus sollicité dans cette entreprise. Notre département joue son rôle de facilitateur et de stimulateur. Nous encourageons, par exemple, le paiement des vignettes touristiques qui serviront plus tard au financement de la promotion de la destination Madagascar à l’étranger. Le secteur privé sera l’exécutant du Map.

Quelles sont les stratégies envisagées pour pallier la faible capacité d’accueil actuelle ?
– Il s’agit pour nous d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs en vue d’accroître la capacité d’accueil. Techniquement, c’est le rôle de l’Economic development board of Madagascar (Edbm) de faire la promotion des investissements et le ministère travaille en étroite collaboration avec ce nouvel outil du gouvernement. La stratégie est ainsi établie selon le plan d’action du ministère et le planning de l’Edbm. L’apport du ministère consiste aussi à partager le savoir-faire de ses techniciens dans les études préalables.

Pouvez-vous être plus explicite ?
Le ministère dispose de techniciens qui doivent être sollicités en vue du respect des normes de qualité en vigueur dans le secteur du tourisme. Il existe aussi des réserves foncières touristiques n’attendant que les investisseurs. Sur ces sites, le ministère a établi des plans d’aménagement que les nouveaux opérateurs du secteur doivent respecter.

A l’heure actuelle, quels sont les obstacles gênant le développement du tourisme ?
Il ne faut pas oublier que ce secteur est actuellement dans une phase ascendante. Plusieurs indicateurs sont actuellement au vert et annoncent l’imminence d’un réel épanouisement de la filière. Les pays réservoirs de touristes possèdent une perception nouvelle de la destination Madagascar. Une nouvelle image du pays est en train de se créer. De même, Madagascar a besoin de la présence des grands groupes touristiques sur son territoire. C’est un signal fort lancé à l’endroit des touristes.

Extrait L’Express de Madagascar – Edition n° 3649 du 07-03-2007