La Banque mondiale sort un rapport encourageant sur les conditions d’investissement à Madagascar. La Grande île fait partie des neufs pays classés "destinations intéressantes" par l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) organisme rattaché à la Banque mondiale.
Ce rapport se base sur une étude faite en Afrique subsaharienne concernant le coût d’exploitation et les conditions offertes aux investisseurs dans chaque pays. Six secteurs d’activités ont été particulièrement cités à savoir le textile, la confection de vêtements, l’industrie alimentaire et les boissons, l’horticulture, le tourisme et les centres d’appels téléphoniques.
Investissements directs étrangers
L’étude de la Miga a déterminé les avantages comparatifs de chaque pays. Au total, 300 investisseurs étrangers et nationaux ont été sollicités. Avec Madagascar, les huit autres pays les mieux placés sont le Ghana, le Kenya, Le Lesotho, le Mali, le Mozambique, l’Ouganda, le Sénégal et la Tanzanie. Les six secteurs touchés par cette étude représentent à l’heure actuelle la plus grande proportion des Investissements directs étrangers (IDE) mobiles en Afrique subsaharienne. Un investissement mobile est un investis-sement qui peut s’effectuer dans des lieux ou des pays différents comme les industries automobiles, les entreprises d’habillement, etc.
"Dans de nombreuses régions du monde, l’investissement direct étranger a stimulé la croissance économique, la création d’emplois et l’intégration dans l’économie globale. C’est ce qui se produit en Afrique", déclare Yukiko Omura, vice-président éxécutif de la Miga.
L’étude la Miga a également pris en compte des potentiels inexploités ou sous exploités. Pour Madagascar, le tourisme, par exemple, constitue un secteur à voir de près. Il y a aussi les centres d’appels téléphoniques et l’industrie alimentaire.
"Malgré les multiples défis auxquels sont confrontés les entreprises en Afrique, cette étude démontre qu’il existe de nombreuses opportunités d’ investissement et de diversification des activités économiques sur le continent africain", affirme David Bridgman, principal acteur dans la réalisation de ce rapport.
Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 3624 du 06-02-2007