L‘un des plus grands Complexe de zones humides de l’île Mahavavy-Kinkony, de la région de Boeny dans le province de Mahajanga, riches en éco-systèmes a enfin obtenu son statut d’air protégée suivant l’arrêté interministériel 1066/2006-MINENVEF/MEM. Ce statut temporaire notons-le est une phase préliminaire dans la démarche pour qu’une aire protégée le soit définitivement. S’étalant sur une superficie de 286 366 ha, Mahavavy Kinkony possède en effet à lui tout seul une biodiversité exceptionnelle, presque les espèces rares et endémiques y trouvent refuges si on n’en cite que les espèces d’oiseaux qu’on ne trouve nulle part ailleurs que dans ce complexe uniquement (les canards à dos blancs, les flamants roses, les poules d’Allen) des espèces endémiques mais qui intéressent beaucoup plus les touristes, d’ailleurs c’est dans l’un des grottes de Mahavavy Kinkony qu’on rencontre la seule et la plus grande colonie de chauves-souris. Dernièrement, d’autres espèces de lémuriens indéterminés ont été recensés. C’est également dans la zone humide de Mahavavy-Kinkony que l’on retrouve 9 espèces de lémuriens, le site où il y «deux sifaka» différents présents dans le même aire protégée.
    Le « Fitampoha » aussi
    Le complexe Mahavavy Kikony conserve un très grand nombre de faune. Malheureusement certains espèces comme « Le Râle d’Olivier », le Héron de Humblot, le Héron crabier blanc et beaucoup d’autres sont en grave danger de disparition. L’objectif de la prise en charge de cette aire protégée est de sauvegarder les faune et flore, et aussi de permettre aux habitants (dénombrés à 64 500 en 2004) de cette localité de subsister, vu que cette zone humide constitue une principale ressource pour les gens, permet aussi à la région de promouvoir son développement social et économique. Le fait que le complexe de Mahavavy-Kinkony ait obtenu son statut d’aire protégée coincide avec le défi que le président Marc Ravalomanana s’est imposé lors de son visite à Durban (Afrique du sud), pour un « Madagascar naturellement ». Tout ceci, en augmentant la superficie des aires protégée à 6 millions d’Ha. Outre les richesses en biodiversité que la région possède, elle est aussi réputée pour ses richesses culturelles : le « fitampoha», le « fanompoa » et le « sobahia ».

Extrait Madagascar Tribune – N° 5471 : Samedi 27 Janvier 2007