La première édition des Assises nationales sur le tourisme durable se tient depuis hier, à l’hôtel Panorama, à Andrianarivo. Initiée par les étudiants du département interdisciplinaire de formation professionnelle de l’Université d’Antananarivo, cette manifestation veut intégrer la notion de durabilité dans les activités touristiques.
“Le tourisme doit être exploité de manière rationnelle sur le plan écologique, viable économiquement, mais surtout équitable pour la population”, a expliqué Sylvain Charles
Rabotoarison, ministre de l’Environnement, des eaux et forêts, de la culture et du tourisme, lors de la cérémonie d’ouverture de la manifestation, hier.
Face aux nombreux défis actuels du secteur, la délimitation des risques et du champ d’action se révèle pertinente.
Le but de cette initiative est de faire connaître aux opérateurs et autres acteurs de la filière, cette nouvelle approche. “Si nous voulons faire durer les bénéfices générés par le tourisme, il nous faut protéger nos atouts”, a fait savoir un opérateur.
Cette notion tient en ligne de compte les intérêts de toutes les entités concernées par cette activité. Un des aspects les plus flagrants dans ce cas, est la divergence des intérêts entre l’appel aux investissements touristiques et la protection de l’environnement.
“Nous devons trouver un juste équilibre entre ces deux tendances”, a expliqué Joël Randriamandranto, président du conseil d’administration de l’Office national du tourisme de Madagascar.
Au bout des trois journées de réflexion, les participants à cette assise devront orienter l’exploitation touristique vers la durabilité. “Nous devons aboutir à un schéma de développement pour l’application effective de modèle de tourisme local durable en tant qu’alternative à la préservation des ressources naturelles, et à la réduction de la pauvreté”, fait remarquer Sylvain Charles Rabotoarison.
Un plan d’action concret, précis et réalisable à court, moyen et long termes devra voir le jour au bout de ces trois journées. La protection de l’environnement humain et naturel devra désormais s’intégrer dans la conception même du tourisme à Madagascar.
Extrait L’EXPRESS de Madagascar – n° 3562 du 22-11-2006